Beau à la louche

un peu plus que de l'eau à la bouche...

mercredi 24 septembre 2014

Raviolis à la betterave farcis au chèvre, pesto de roquette

 

raviolis betterave chèvre 2

 

J'avais depuis longtemps envie de préparer des raviolis farcis au chèvre avec une pâte à la betterave. La betterave colore toujours si joliment les plats et leur donne un peps inimitable. Les raviolis chèvre-betterave sont assez fréquents sur les blogs étrangers et j'ai choisi de faire un mélange entre ces deux recettes: pour la pâte la recette de Aromas from apartement 5 me semblait parfaite avec ces petites betteraves rôties absolument irrésistibles et pour la farce j'ai choisi la recette de The Italian Dish. J'ai choisi de servir les raviolis avec un pesto de roquette, libre à vous de choisir ce qu'il vous plaira! Le résultat est top, c'est délicieux et super joli! Ce plat coloré plait à tous les coups! Attention cependant, la pâte à la betterave est plus difficile à travailler qu’une pâte à raviolis traditionnelle, si vous n’avez jamais fait de raviolis il faut peut-être commencer par une autre recette. Contrairement aux raviolis traditionnels, cette pâte supporte très mal la congélation, à déguster dans la journée.

 

raviolis betterave chèvre 1

 

 

Raviolis à la betterave farcis au chèvre, pesto de roquette

Pour environs 30 raviolis :
Farce :
300g chèvre frais
100g de parmesan fraichement râpé
1 œufs
Ciboulette finement émincée (2/3 de botte)
Sel et poivre du moulin
Pour la pâte à raviolis :
300g de purée de betterave (soit 650g de petites betteraves crues)
Sel, poivre, Huile d’olive
1 œufs
500g de farine (en prévoir un peu plus pour fariner)
Pour la réalisation :
2 à 3 jaunes d’œuf
Pesto de roquette :
150 à 200g de roquette
80g de pignons dorés à sec
75g de parmesan fraichement râpé
75 à 100mL d’huile d'olive
75 à 100mL d’eau
1 gousse d’ail (pelée et finement émincée)
3 cuillères à soupe de jus de citron
Sel & Poivre du moulin
Pour servir :
Quelques pignons dorés à sec

Faire rôtir les betteraves :
Préchauffer le four à 200°C.
Couper les fanes des betteraves et disposer les betteraves dans le lèche frite du four, napper d’un filet d’huile d’olive, saler et poivrer. Faire rôtir les betteraves 40 à 60 minutes (selon leur taille) à 200°C, la pointe d’un couteau doit transpercer la chair facilement.

Le pesto de roquette :
Pendant ce temps préparer le pesto de roquette en mixant tous les ingrédients au blender. Ajouter l’eau et l’huile d’olive petit à petit jusqu’à a voir la texture désirée. Le pesto doit être un peu épais, il va se détendre quand on le chauffera pour le servir avec les raviolis. Stocker au frais.

La farce :
Préparer la farce en mélangeant tous les ingrédients, stocker au frigo.

Réaliser la pâte à raviolis :
Une fois les betteraves tiédies/refroidies, les éplucher (c’est très facile), couper en petits morceaux et mixer pour obtenir une purée de betteraves. Mélanger dans un bol 300g de cette purée avec l’œuf puis ajouter petit à petit la farine tout en mélangeant/pétrissant. Il est possible que vous n’utilisiez que 475g de farine. Pétrir 5 à 10 minutes puis former une boule de pâte homogène, fariner. Laisser reposer 1 heure à température ambiante.

Réaliser les raviolis :
Travailler sur un plan de travail bien fariné. De manière générale la pâte à la betterave est plus collante et plus difficile à travailler qu’une pâte à pâte normale. Fariner régulièrement le plan de travail comme la pâte.
Couper la boule de pâte en trois morceaux, en réserver deux.
Prendre la troisième boule de pâte, à l’aide d’un rouleau à pâtisserie l’étaler dans la longueur, la fariner légèrement puis le passer à travers le laminoir réglé sur la plus grosse épaisseur, récupérer la pâte, la plier en trois sur elle-même puis la passer à travers le laminoir (même épaisseur) dans l’autre sens, continuer à affiner la pâte en la passant à travers le laminoir en diminuant progressivement  l’épaisseur, fariner la bande obtenue régulièrement. La pâte étant fragile, ne pas aller jusqu’au dernier cran, s’arrêter à l’avant dernier.
Couper la bande de pâte obtenue en deux en son milieu, déposer sur un plan de travail bien fariné. Sur une des moitiés déposer des tas de farce à intervalles réguliers. Délayer les jaunes d’œuf avec un tout petit d’eau et à l’aide d’un pinceau napper le pourtour des tas de farce de jaune d’œuf. Déposer la deuxième moitié de pâte sur celle-ci en veillant à bien souder les deux pâtes autour de la farce tout en chassant les bulles d’air. Découper ensuite les raviolis avec au choix un découpoir à raviolis, un emporte pièce (7 centimètres de diamètre ici) ou une roulette. Recouvrir des planches ou les lèches frites du four de papier sulfurisé, fariner légèrement et y déposer les raviolis sans qu’ils ne se touchent.
Répéter l’opération jusqu’à épuisement de la farce ou de la pâte. Il faudra réutiliser les chutes de pâte obtenue la première fois*.raviolis betterave chèvre 3
Cuire immédiatement les raviolis ou couvrir de papier film (attention pas directement au contact des raviolis sinon ca peut coller, d'où l'utilisation parfaite du lèche frite, utiliser du papier sulfurisé à défaut) et stocker au frais quelques heures, pas plus.
* Après une première utilisation des chutes de pâte il restera encore des chutes. Pour ne pas les jeter vous pouvez les transformer en knepfles : pétrir un peu et étaler grossièrement la pâte au rouleau à pâtisserie, fariner légèrement puis le passer à travers le laminoir réglé sur la plus grosse épaisseur, récupérer la pâte, la plier en trois sur elle-même puis la passer à travers le laminoir (même épaisseur) dans l’autre sens. Vous obtenez un petit rectangle de pâte épais, détailler en petits cubes. Cuire et cuisiner comme vous voulez.

Dressage :
Cuire les raviolis dans une grande quantité d’eau salée (environ 3 minutes).
Réchauffer doucement le pesto.
Servir les raviolis avec le pesto et quelques pignons dorés.

 

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mercredi 17 septembre 2014

Tartine fin d’été

 

Tartine fin d’été

Pour deux :
2 tranches de pain aux graines et aux céréales/seigle (type pain allemand/danois)
1 poire en mostarda* (et son sirop)
4 rosettes de tête de moine**tartine fin été
1 figue violette
2 quetsches (comme c’est la toute fin de la saison, n’hésitez pas à les remplacer par quelques grains de raisin)

* La mostarda est un condiment à  base de fruits confits dans un sirop à l’huile essentielle de moutarde. On trouve le plus souvent des mélanges de fruits confits en épiceries italiennes mais on peut aussi dénicher des mostarda mono-fruit.
** La tête de moine est un fromage suisse  (vache/pâte pressée) qui a la particularité d’être mangé sous forme de rosettes que l’on peut réaliser grâce à une girolle (plus de photos ici). Les rosettes sont un peu comme des dentelles de fromage et j’avoue que je craque pour la tête de moine qui non seulement se déguste de manière très originale mais est aussi un fromage de caractère.

Faire griller les tranches de pain recto/verso.
Mixer la poire en mostarda avec un peu du sirop qu’il y a dans son bocal, afin d’obtenir une pâte. Tartiner les tranches de pain de cette pâte, disposer sur chaque tartine des quartiers de figues, des rosettes de tête de moine et des demies questches (ou demi raisins).

 

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samedi 6 septembre 2014

Code Bar

 

code bar

Le code bar se démarque des autres bars à cocktails strasbourgeois par une carte pointue et originale, de quoi changer des mojito, cosmo et pina colada. L’endroit est exigu et j’aime bien m’asseoir au bar et assister à la préparation des cocktails, admirer le soin apporté au dressage des verres, le soucis du détail allant jusqu’au choix du verre toujours adapté au genre du cocktail : un verre un peu rétro pour un cocktail un peu vintage au pim’s…

Il faut mieux venir ici pour découvrir de nouveaux cocktails et se laisser séduire par la carte qui regorge de petites merveilles... au choix parmi mes favoris le Blood Diamond (Liqueur de cannelle, champagne, purée framboise et vanille), le septième péché (purée de pèche, basilic et champagne), le Blue Elizabeth (gin, liqueur de fleur de sureau, rhubarb bitter et angostura bitter), le Kaiju (gin, poivre noir, thé vert matcha, liqueur de pomme verte et gingembre) et une version luxueuses du kir à la liqueur de framboise noires et au champagne. Si je me limite souvent à mes deux alcools favoris, le gin et le champagne, tous les alcools sont bien représentés à la carte, alliant mélanges insolites, valeurs sûres, herbes aromatiques et fruits frais.

Les moins téméraires pourront demander un cocktail plus classique sans problème. Les barmen sont à l’écoute et ont vraiment l’envie de vous faire découvrir de nouvelles choses ; si vous y allez à un moment ou l’endroit n’est pas bondé vous pourrez bavarder avec eux et leur demander de plus amples informations sur des alcools que vous connaissez de vue et de nom sans y avoir goûté. Avec mon acolyte du gin, nous avons pu comparer grâce à deux mini shooter le Bombay Sapphire à sa version East et avec N. le barman nous a fait gouté le pim’s qui nous intriguait depuis tant d’années ; comme nous avons tout deux bien aimé on lui a fait confiance et on a ensuite choisi un cocktail très frais à base de pim’s, agrumes, concombre et menthe : délicieux !

L’endroit est vraiment sympa et la musique est bonne. Avec les copines ont en a fait une étape incontournable de nos tournées de bars strasbourgeois (j’en connais une qui garde un sacré souvenir de leur Porn star : vodka infusée à la vanille, liqueur de vanille, liqueur de fruit de la passion, purée de fruits de la passion, accompagné d’un shooter de champagne ^^) mais j’y vais aussi avec N. pour boire un verre en apéro ou en sortant du resto.

Et vous, vous avez un bar à nous conseiller pour notre prochaine tournée?

Le Code Bar
39 rue du Vieil Hôpital
67000 Strasbourg
Ouvert de 18h00 à 4h00 7j/7

 

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lundi 1 septembre 2014

Les haras

  

les haras 4

 

Le lieu, classé monument historique, fut le siège de l’académie municipale d’équitation puis celui des haras nationaux dans les années 1700. En 2005 les chevaux ont déserté les haras de la rue Sainte Elisabeth et il a fallu attendre quatre ans pour qu’un projet de réhabilitation soit adopté, ce fut celui soutenu par le Professeur Marescaux, fondateur de l'IRCAD, l'institut de recherche sur les cancers de l'appareil digestif. Son projet alliait hôtel du luxe, restaurant haut de gamme et pôle de recherche : des salles de séminaire, un cadre pour les formations proposés par l’IRCAD, un biocluster accueillant des start-ups dans le domaine médico-chirurgical. Il faut dire que les haras jouissent d’une situation privilégiées : à deux pas de la faculté de médecine et du Nouvel Hôpital Civil. Après plusieurs années de travaux ils ont ouvert en grandes pompes il y a moins d’un an. Nous avons attendu que l’euphorie des premiers mois retombe pour y diner !

Le cadre est magnifique. Ambiance feutrée, lumières tamisées, couleur neutre et omniprésence du bois : la charpente est magnifiquement mise en valeur, le parquet et les poutres sont superbes et l’escalier central est la pièce maitresse de ce cadre qui fait la part belle aux matières nobles : le bois au premier plan mais aussi le cuir, le métal, le verre et la pierre. Le cadre est moderne, épuré et il souligne la structure historique du lieu. Au rez-de-chaussée la cuisine est un noyau ouvert sur la salle, en entrant on peut tranquillement observer les chefs toqués s’activer en attendant d’être placé. Côté cuisine l’endroit se veut brasserie mais on est ici dans une brasserie chic & moderne : Marc Haeberlin, chef triplement étoilés par le guide Michelin à L’auberge de l’Ill à Illhaeusern signe la carte et chapeaute un peu le tout. De manière générale on pourrait écrire tout un billet name dropping au sujet des haras mais on va s’épargner le côté people de la chose.

Le diner commence bien, ils savent comment me mettre dans leur poche : Weissbier allemande à la carte servie avec de petits véritables bretzel frais : j’étais aux anges. Le service fût exactement comme je l’aime : efficace et décontracté sans être chichiteux. A la carte on retrouve le côté bistro (rillettes, tête de veau sauce gribiche, salade niçoise, poireaux-vinaigrette, entrecôte), des touches alsaciennes (ce soir là il y avait une choucroute dans les suggestions du jour) mais aussi des plats plus chics. Côté assiettes, la tarte flambée truite fumée, betterave et raifort est très bonne mais la betterave se cherche à la loupe et se déniche dans le côté légèrement rosé de la crème, le gaspacho de tomate est très bon ce qui n’est pas si fréquent. Le premier soir j’avais choisi le Burger d’agneau aux épices d’Orient qui était super bon mais servi avec des frites hyper décevantes (les meilleures frites de Strasbourg restent définitivement celles de la Vince Stub, elles sont imbattables) ; la seconde fois j’ai choisi la Bouillabaisse de poulpe et rougets, tempura de fenouil : c’était délicieux et le poulpe était tendre comme jamais. N. avait choisi à la carte du jour la Volaille à la broche, petit pois à la française, la fan de petits pois que je suis a beaucoup aimé et allégrement pioché dans l’assiette voisine. La première fois j’avais partagé le Cigare « Cuba Libre » en dessert : un Parfait glacé Davidoff, mini baba au rhum, citron vert, espuma Coca-Cola pétillant, pour faire court, on avait été hyper deçus, beaucoup d’esbrouffe pour pas grand chose. La deuxième fois j’ai donc fait plus clasique et j’ai opté pour le Baba aux fruits rouges à la carte du jour, la serveuse m’avait promis que c’était la même chose que le baba au rhum « original » au rhum Don Papa, chantilly vanille et crème épaisse affiché à la carte juste avec des fruits rouges en plus : le biscuit du baba était exceptionnel, vraiment parfait et l’association avec les fruits rouges très sympa… mais je n’ai pas déniché le moindre gout de rhum, chacun a son avis sur la question mais pour moi un baba sans rhum c’est un peu une arnaque ;) Malgré ces quelques petites imperfections j’ai été convaincue par leur carte et leur cuisine, sinon nous ne serions pas revenus. Les portions sont plutôt copieuses et les déserts alléchants (j’ai eu un mal fou à choisir entre le baba aux fruit rouges, La Déclinaison de la « Pêche Haeberlin » : Pêche pochée, pêche rôtie au safran, espumas pêche et la Tarte aux citrons, Sablé amandes, crème citron, mousse citron vert, meringue italienne au basilic) vous êtes prévenus !

Les prix sont un peu trop élevés, malheureusement vous payez non seulement la cuisine mais aussi le cadre et les grands noms qui gravitent autour de ce lieux qui se veut un peu la nouvelle place to be strasbourgeoise ;) Réservation recommandée, l’IRCAD accueillant un grand nombre de chirurgiens en formation cela assure à l’hôtel comme au restaurant un taux de remplissage confortable !

 

Les Haras
23, rue des Glacières
67000 Strasbourg
Bar au rez de chaussé, terrasse en été
03 88 24 00 00
www.les-haras-brasserie.com
La carte est visible ici
Plus d’info sur le lieu, le projet et l’histoire des haras ici et

Prix :
Entrées de 8 à 21 euros (13-14 euros en moyenne)
Plats de 19 à 31 euros (24 euros en moyenne)
Dessert de 8 à 13 euros
Menu uniquement à midi et en semaine : Entrée plat et dessert pour 29,50 ou entrée plat/plat dessert pour 24 euros

 

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jeudi 28 août 2014

Spaghetti con colatura di alici

 

L’année dernière lors de nos vacances le long de la côte amalfitaine nous avions  poussé la balade sur la route SS163 jusqu’à Cetara, petit village de pêcheurs qui confectionne depuis des années une spécialité locale qui mérite le détour : la colatura di alici di Cetara, une sorte de jus concentré d’anchois. La colatura est souvent comparée au garum romain mais il y a aussi de très fortes similitudes avec le nuoc mâm asiatique. Les anchois sont étêtés et éviscérés et mis à macérer dans des fûts en bois avec du sel marin, ils sont compressés par un poids ce qui permet au liquide de macération de s’écouler. Ce dernier est recueilli puis concentré par évaporation de l’eau au soleil et le liquide obtenu est ensuite remis dans les fûts d’anchois pour une sorte de deuxième infusion. Le résultat est un liquide peu épais mais joliment ambré, bien parfumé en anchois mais aussi très salé !

Une fois dans ce petit village de pêcheur il ne fut pas difficile de trouver une boutique de colatura (j’ai jeté mon dévolu sur le magasin d’usine de la marque delfino que nous avons dévalisé en colatura ainsi qu’en anchois), il fut par contre un peu plus difficile de dénicher un restaurant qui proposer LE plat que je voulais gouter : les spaghetti con colatura di alici, nous avons finalement trouvé notre bonheur et je me suis régalé (les plus curieux peuvent aussi décourvrir la spécialité du village voisin, Minori: les scialatielli, une sorte de pâtes longues et épaisses). J’ai refait ce plat à la maison à notre retour et c’est pile le moment pour s’y remettre puisque les tomates du jardin sont à maturité. J’ai choisi pour cette recette de véritables cœurs de bœuf bien charnues et sans pépins (pas les grosses tomates à la chaire côtelées et  sinueuse, non une vraie tomate en forme de cœur). La recette se réalise avec des spaghetti ou des fettucini mais j’ai utilisé ici des stangozzi, autres pâtes longues mais plus épaisses, nous les avons découvertes récemment et elles se sont glissées au rang de nos pâtes favorites à coté des orechiette, des paccheri et des pici !

 

 

collatura

 

Spaghetti con colatura di alici

Pour 2 personnes
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
2 cuillères à soupe de collatura
Du piment en poudre (Cayenne ou pili pili par exemple) (juste pour relever, ça ne doit pas piquer)
2 gousses d’ail pelées et finement émincées
1 poignée de persil plat finement émincé
QS de spaghettis (ou ici des strangozzi, longues pâtes un peu épaisses)
3 tomates charnues de taille moyenne, coupées en cubes (pas besoin de les peler mais si vos tomates ont des pépins, épépinez les) (ou une vingtaine de tomates cerise coupées en deux)
Une dizaine d’anchois coupés en deux dans la longueur

Dans le plat de service mélanger l’huile d’olive, la colatura et le piment. Ajouter la moitié de l’ail et le persil. Mélanger et réserver.
Faire cuire les spaghettis dans de l’eau non salée (collatura et anchois le sont assez). Pendant ce temps faire revenir brièvement les tomates dans un filet d’huile d’olive avec l’autre moitié de l’ail. Elles ne doivent pas complètement compoter. Réserver hors du feu.
Quand les spaghettis sont cuits les égoutter et les faire brièvement revenir avec les tomates, verser dans le plat de service, ajouter les anchois et mélanger avec le reste de la sauce. Servir immédiatement.

 

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lundi 25 août 2014

Tarte flambée sucrée aux mirabelles et à la vanille

  

 

Quand j’étais petite il y avait souvent des repas avec les copains de mes parents ou les tartes flambées se succédaient à table… à cet âge là je n’aimais pas trop les tartes flambées salées car je trouvais qu’il y avait toujours trop d’oignon, je les boudais un peu et me considérais brimée car on ne m’en commandait pas une sans oignons sous prétexte qu’on les partageait tous ensemble et que visiblement tous les autres avaient une passion débordante pour les oignons. Au moment du dessert tout le monde choisissaient un dessert (tarte aux myrtilles, tarte au citron meringuée…) et là je me sentais encore plus brimée (j’adore répéter à ma mère que j’étais une enfant brimée ^_^ ) car pour le bec sucré et la grande gourmande que j’étais, c’était à ce moment là que les tartes flambées devenaient intéressantes : je rêvais de tarte flambée sucrée aux pommes et à la cannelle mais comme j’étais visiblement la seule on n’en commandait jamais – ou presque. Aujourd'hui je n'ai toujours pas une passion folle pour les oignons sur les tartes flambées mais je m'en accomode (et surtout je developpe une foule de recettes alternatives à la traditionnelle tarte flambée lardons & oignons) mais j'ai toujours un faible pour la tarte flambée en version sucrée! Cette année l’abondance de mirabelles couplée au fait que nous n’étions pas en vacances pile au moment où elles sont mûres m’a permis de tester plein de recettes repérées sur les autres blogs. Après le tajine de cailles aux mirabelles de Piment Oiseau il y avait la tarte flambée sucrée aux mirabelles de B comme bon ! Un régal !

 

tarte flambée mirabelles 1   tarte flambée mirabelles 2

  

Tarte flambée sucrée aux mirabelles et à la vanille

Une idée et une recette de B comme Bon
Pour 2 tartes flambées sucrées :

120g de crème épaisse
120g de fromage blanc
20g de sucre
1 gousse de vanille
Mirabelles
2 fonds de tarte

Dans un bol mélanger la crème, le fromage blanc, le sucre et le contenu de la gousse de vanille.
Dénoyauter les mirabelles, les couper en deux.
Préchauffer le four à 230°C.
Tartiner chaque fond de tarte de préparation à base de crème et fromage blanc, disposer les mirabelles par dessus.
Cuire 10 à 15 minutes.

 

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jeudi 21 août 2014

Tajine de cailles aux mirabelles

 

tajine cailles mirabelles 1   tajine cailles mirabelles 2

 

J’avais repérée cette recette chez Letitia du blog Piment Oiseau depuis quelques temps déjà : elle avait tout pour me plaire : un tajine, des cailles, des épices et des mirabelles. Comme on avait ramené un énooorme panier de mirabelles de notre week-end en Lorraine c’était le moment ou jamais d’enfin la tester : on ne l’a pas regretté, c’était absolument dé-li-ci-eux ! A tester impérativement pour changer des tartes aux mirabelles, avec toutes les mirabelles qu'il y a cette année je suis sûre que vous n'allez pas passer à côté ;)

 

Tajine de cailles aux mirabelles

Une recette de Letitia du blog Piment Oiseau
Pour 3 personnes :
1 pouce de gingembre frais
2 cuillères à café de ras el hanout
1 cuillère à café de cumin (en grains chez Letitia, en poudre chez moi)
1 cuillère à café de cannelle
1 cuillère à café de graines de moutarde
Sel & poivre
Huile d'olive
1 gros oignon (pelée et finement émincé)
3 cailles
3 gousses d'ail (pelée et finement émincé)
300g de mirabelles (coupées en deux et dénoyautées)
Pour accompagner :
150g de boulgour
Sel & poivre

Dans un bol, râper le gingembre, y ajouter le ras el hanout, le cumin, la cannelle, les graines de moutarde, le sel et le poivre. Ajouter 1 à 2 cuillères à soupe d’huile d’olive pour obtenir une pâte. Badigeonner les cailles avec ce mélange, masser un peu et laisser mariner au frigo pendant (au moins) 1 heure.
Faire chauffer le tajine sur feu moyen à vif, faire chauffer 1 cuillère à soupe d’huile d’olive, y faire revenir l’oignon puis ajouter les cailles et les faire dorer sur toutes les faces. Ajouter l’ail et deux verres d'eau. Réduire le feu, couvrir et laisser mijoter 1h15.
Au bout de ce temps, ajoutez les mirabelles et cuire encore 10 minutes.
Servir immédiatement.

Si vous optez aussi pour du boulgour pour accompagner votre tajine : après avoir mis les cailles à mariner au frais, réhydrater le boulgour: le rincer et le verser dans un grand saladier, ajouter 200mL d'eau chaude, saler, poivrer et laisser le boulgour absorber le liquide.
Au moment où l’on ajoute les mirabelles au tajine, réchauffer dans une poêle à sec le boulgour.

 

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lundi 18 août 2014

Tarte rustique mirabelles & pistaches

 

 

mirabelles 1   tarte mirabelles 3

 

 

La saison des mirabelles bat sont plein ! Les bassines à confitures sont de sortie de-ci de-là mais à la maison on est de piètres consommateurs de confiture. Les mirabelles sont magnifiquement mises en valeur dans une tarte toute simple avec une pâte feuilletée et rien d’autre (qu’on ne me parle pas de flan ou de migaine !) (comme ici), cette tarte toute simple est sans doute dans les souvenirs de tout lorrain (et même de tout alsacien). Pour changer un peu voici une alternative : la tarte rustique. J’avais découvert cette idée sur le blog confiture maison en version nectarine et myrtilles, j’avais tout de suite testé et adoré cette recette et cette façon de réaliser les tartes. Ces tartes sont dites rustiques car c'est un peu la tarte version Castor Junior: pas besoin de moule pour les réaliser. J’utilise toujours sa recette de pâte à tarte quand je veux faire une tarte rustique et cette fois ci je l’ai décliné avec les mirabelles – mais je vous recommande aussi vivement sa version nectarine et myrtilles.

 

Tarte rustique mirabelles & pistaches

Pour une tarte :
Pour la pâte (Recette de Confiture Maison):
280g de farine complète
35g de sucre
½ cuillère à café de sel
115g de beurre froid
125g de yaourt nature
2,5 cuillères à soupe d'eau glacée
Pour la garniture :
Mirabelles
1 cuillères à soupe bombée de pistaches non salées mondées + quelques pistaches pour la déco
1 cuillères à soupe de farine complète
2 à 3 cuillères à soupe de sucre (selon si vos fruits sont plus ou moins sucrés)

Préparer la pâte :
Mélanger la farine, le sucre et le sel. Ajouter le beurre coupé en petits morceaux et mélanger du bout des doigts. Ajouter le yaourt, mélanger puis verser petit à petit l'eau glacée (je n’utilise jamais toute la quantité d’eau, adaptez), pétrir à la main jusqu'à ce qu'une pâte souple se forme. Arrêter de mélanger dès ce moment-là, former une boule et étaler en un disque d'une quinzaine de cm de diamètre, emballer dans du papier film et mettre au frigo pendant 30 minutes.

Pendant ce temps, dénoyauter les mirabelles, les fendre en deux avec un couteau et éliminer toutes celles habitées par un vers.
Mixer les pistaches, la farine et le sucre.
Préchauffer le four à 200° C.

Sortir la pâte du réfrigérateur, l'étaler sur du papier sulfurisé (déposer la feuille de papier sur la plaque du four). Verser la poudre à la pistache sur toute la surface jusqu'à 2-3 centimètres des bords. Disposer les mirabelles sur le fond de tarte en commençant par le centre et en s’arrêtant à 2-3 centimètres du bord. Rabattre les bords de pâte sur les fruits sur 2 à 3 centimètres (un peu plus que sur ma photo, j'avais un peu trop garni la tarte cette fois ci), parsemer de pistaches.

Cuire environ 30 minutes.
Laisser refroidir un peu et servir tiède si possible.

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vendredi 15 août 2014

Mes indispensables de l’été (2) : le thé glacé

 

thé glacé 4

 

Quand il commence à faire trop chaud je switch automatiquement du thé brulant au thé glacé. Cette habitude m’est venue quand j’ai arrêté de me prendre la tête sur infusion à chaud ou à froid ? Et combien d’heures d’infusion ? etc. J’ai décidé de faire simple (seule façon d’en faire un usage quotidien) et ça a marché : je mets mon thé dans un petit sachet mousseline (1 bonne cuillère à soupe pour 1,5 à 2L d’eau), dans une bouteille ou une cruche  rempli d’eau froide, je laisse infuser à froid au frigo pendant quelques heures. Le plus souvent je le prépare la veille au soir pour le lendemain mais si je me retrouve en rade de thé glacé dans la journée j’en refais cash et au bout de déjà 3 heures j’ai déjà un thé glacé pas trop mal. C’est simple on passe tout l’été avec du thé glacé au frigo.

Vous pouvez le faire dans une bouteille d’eau (glissez le sachet délicatement à travers le goulot) mais j’avoue ce qui a changé ma vie de buveuse de thé glacé c’est aussi la cruche Muji que m’a faite découvrir Mingou. Elle est parfaite : bon volume de thé mais place minime dans le frigo, en position debout ou couchée, bien hermétique, petit panier où glisser le sachet de thé… Hyper bien pensée et indispensable (j’en ai une à la maison et une autre au boulot).thé glacé 3

Je trouve que les thés vendus spécialement pour faire du thé glacé sont un peu des gadgets, n’importe quel thé peut faire l’affaire. Généralement je choisi des thés verts parfumés : des thés aux parfums fruités et fleuries. C’est ceux que je préfère mais le système fonctionne aussi avec des thés noirs et d’autres parfums. Au rang de mes favoris : au thé des muses, le thé des favorites bien sur (thé vert parfumé aux fruits), un été a Pushkar  (thé vert parfumé à la fraise, la pèche, l'ananas, le litchee, la rose, l'hibiscus et la lavande), les jardins de Tokyo (thé vert citron - gingembre) ; chez Mariage Frères le thé des légendes (bergamote et autres agrumes), le temple de l’aube (fruits exotiques, agrumes, épices, rose et bleuet), Sweet Shanghaï (fruits exotiques, rose, mauve), le thé vert au Tibet (rose, jasmin, bergamote, mandarine et vanille). Les thés aux fleurs de cerisiers peuvent aussi faire l’affaire, le mieux est quand même de tester avec vos thés parfumés favoris et de voir ce que vous aimez en version glacée. Ensuite une fois que vous êtes accro au thé glacé vous pouvez le « pimper » en y glissant du jus ou des rondelles de citron ou d’agrumes, des herbes fraiches ou des morceaux de fruits frais... et même le transformer en bubble tea glacé !

 

 

 

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lundi 11 août 2014

Mes indispensables de l’été (1) : la terrine glacée

 

Nous voilà au milieu de l’été et je ne vous ai toujours pas parlé de mes classiques de l’été, ces petites choses aussi simples qu’une salade de tomates qui vous accompagnent tout l’été et ne vous quittent qu’à l’arrivée de l’automne. L’année suivante aux premiers beaux jours vous reprenez ces reflexes comme s’ils ne vous avaient pas quitté. Mais le problème c’est qu’au final, les choses les plus simples et les plus rapides, les petites habitudes du quotidien, ne se retrouvent pas souvent sur ce blog. L’année dernière déjà j’avais pensé écrire ce billet et l’été avait disparu avant que je n’ai le temps de le faire.

Le premier épisode est un dessert de feignante, un dessert facile, rapide à dégainer, rafraichissant, déclinable à tous les parfums et qui fera toujours plaisir : la terrine glacée. C’est très simple à réaliser : il vous suffit de vous rendre chez Franchi (ou tout autre bon glacier qui se respecte), choisir trois parfums de glaces ou de sorbets qui vont bien ensemble et commander un bac de glace à emporter, indiquer les trois parfums choisis (essayer de mixer les couleurs pour que deux couleurs identiques ne se retrouvent pas côte à côte) et préciser simplement que vous souhaiter superposer les parfums horizontalement dans le bac, par couches. Le glacier va s’appliquer à étaler trois épaisseurs de glace et vous repartirez avec une terrine glacée à stocker au congélateur jusqu’au moment voulu. C’est un bac en plastique lui même logé dans une boite en polystyrène qui assurent de garder la glace au frais le temps de rentrer chez vous. Le résultat est toujours sympa : une jolie terrine glacée à trois couleurs et à trois goûts. Elle se démoule très facilement et une fois découpée en tranches se transforme en notre hit-dessert estival. Parfait pour un diner entre copains ou en famille, à avoir toujours en stock pendant l’été pour la dégainer au moindre diner improvisé, qu’il soit chez vous ou que vous soyez désigné(e) pour ramener le dessert chez des copains! Non seulement ça simplifie la vie (et évite d’allumer son four pendant les grosses chaleurs) mais en plus on se régale!

 

Le Glacier Franchi
5 rue des Francs Bourgeois
67000 Strasbourg
http://www.leglacierfranchi.fr/
A partir de 9 euros le bac de glace, les prix varient selon le volume (je choisi toujours le plus petit).

 

 

glace franchi 2   glace franchi

 

Ici deux versions avec mes parfums préférés :
glace yaourt, sorbet cacao et glace stracitella pour une terrine gourmande

et une version plus légère avec le sorbet thé à la menthe (irrésistible!), glace au yaourt, sorbet citron-basilic

 

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