Beau à la louche

un peu plus que de l'eau à la bouche...

vendredi 17 février 2017

Le comptoir à manger, Strasbourg

 

Je me souviens du moment ou N. m’a appris que la Vince allait fermer, changer de propriétaire. Mon visage devait ressembler au Cri de Munch: ce n’était tout simplement pas possible! Notre petit cocon chouchou, le seul endroit où je commande des frites, où je mange du carpaccio et où le tartare est bon! Les meilleures frites de Strasbourg!! Non ce n’était pas possible. Il m’a vite rassurée, le chef allait reprendre une autre adresse Strasbourgeoise, une rue plus loin. Ouf…
Pas rancunière, j’en ai donc déduit qu’il y avait une nouvelle adresse à tester et nous sommes donc retournés à la Vince, rebaptisée « Le comptoir à manger ».
Le lieu est toujours si petit et exiguë, peu de tables, une nouvelle décoration créant une atmosphère simple mais hygge, une envie de cuisiner frais, local et de saison et un parti pris osé et assumé: pour les diners (ainsi qu’aux déjeuner le week-end) c’est menu unique à 5 plats pour tout le monde et à 29 euros. Ce menu change toutes les trois semaines et un autre menu est servi aux déjeuners, celui ci change toutes les semaines et cette fois ci c’est entrée/plat ou plat/dessert pour 13,50 ou la totale pour 17,50.

Le décors est posé: asseyez vous et faite confiance, vous ne le regretterez pas.

Le jour où nous y étions c’était en 5 plats. Les intitulés sont minimalistes - oignons / truite d’Alsace / carottes / cochon / yaourt - ainsi la surprise est au rendez vous quand les assiettes arrivent. Mais je peux tout vous raconter notre repas sans vous spoiler, le menu a changé depuis ;)
L’oignon était en deux cuissons servi avec des perles de tapioca, une huile de poireau et le tout joliment noyé sous un bouillon de parfumé de saison. C’était fin, original et délicieux. Probablement le plat qui m’a le plus séduite. Au coude à coude avec la truite qui nous a tous estomaquée: la qualité du poisson et de la cuisson étaient magiques. Ensuite c’était un arc en ciel de carottes, sauce hollandaise au beurre fumé puis du cochon avec risotto de graines et radis noir (probablement le plat qui m’a le moins convaincue). Le dessert était enlevé et très sympa: glace à la courge, écume de yaourt, pépites de crumble épicé et pickel de courge pour la touche graphique. Les assiettes sont en effet toutes très belles et travaillées, un plaisir pour les yeux comme pour les papilles.

Le rapport qualité/prix est excellent et côté quantité c’est parfait, si vous avez peur du côté menu à 5 plats rassurez vous, les quantités sont parfaites et vous ne sortirez pas avec la désagréable impression d’avoir trop mangé. Bref, l’ensemble du menu est une réussite. Ca fait du bien une table atypique qui prend des risques (aucun choix, menu imposé). J’ai eu l’impression de gouter à une cuisine de chef avec une vraie personnalité et pas d’être dans un restaurant où plus d’attention est accordée à la décoration du lieu et au concept qu’au soin mis dans les assiettes, un lieu qui ne se sent pas obligé d’aligner à sa carte des plats tendances pour être type. Mmmmm ça fait du bien! Et en plus enfin une adresse ouverte le dimanche! Que demander de plus?

Le Comptoir à Manger
10 petite rue des Dentelles
67 000 Strasbourg
03.88.52.02.91
http://www.lecomptoiramanger.com
Ouvert du mercredi au dimanche, midi et soir

Réservation indispensable
Attention la carte des vins peu paraitre ésotérique

 

comptoir à manger

 

 

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jeudi 9 février 2017

Quenelles aux épinards et au fromage de chèvre

 

J'ai l'habitude d'aller de temps en temps faire des courses en Allemagne (généralement pour refaire notre stock de bières ^_^) et j'avais pour habitude notamment de ramener des quenelles au fromage et aux épinards que j’aimais beaucoup. Mais depuis quelques temps je ne les trouve plus, du coup j’ai logiquement décidé de me lancer dans une version maison. J’ai utilisé comme recette de base, la recette de "feta dumplings" d’Ottolenghi publiée sur le site du guardian et je l’ai adaptée aux épinards et au fromage de chèvre. Au final mes quenelles étaient beaucoup plus riches en épinards, elles avaient un gout de fromage bien plus prononcé et une texture bien plus légère et moins bourratif que celles que je pouvais acheter : bref, une réussite !

 

quenelles epinard chèvre 1     quenelles epinard chèvre 2

  

 

Quenelles aux épinards et au fromage de chèvre

Pour 16 à 18 pièces
Un filet d’huile d’olive
1 échalote pelée et finement émincée
250g à 350g d’épinards frais lavés et équeutés (enlever aussi la nervure centrale si elle est trop grosse) (moi j’ai mis 350g)
2,5 cuillères à soupe de farine
4 tranches épaisses de pain au levain sans croutes (170g), grillé puis mixé grossièrement
½ cuillère a café de muscade
40g de pignons de pin dorés à sec
1,5 cuillère à café d’herbes de Provence ou de thym
Le zeste finement émincé de deux citrons jaunes
2 œufs battus
140ml de bouillon de légume bio
Set et poivre noir du moulin
2 crottins de chavignol un peu secs détaillés en petits cubes

Faire chauffer un peu d’huile d’olive dans un fait tout, y faire revenir l’échalote jusqu’à ce qu’elle soit translucide puis réserver hors du feu. Ajouter ensuite les épinards (en plusieurs fois si nécessaire), faire revenir, saler et poivrer, ajouter un peu d’eau si ca a tendance à attacher. Retirer du feu, réserver sur une planche, hacher finement au couteau puis bien essorer pour enlever l’eau excédentaire.
Dans un saladier mélanger l’échalote, la farine, la mie de pain hachée, la muscade, les pignons, les herbes de Provence, le zeste des citrons, les œufs, les épinards et le bouillon. Poivrer et ajouter ¾ d’une cuillère à café de sel et bien mélanger. Ajouter ensuite les cubes de fromage et mélanger délicatement.
Prélever une belle cuillère de préparation et former une quenelle ronde entre vos mains (ca marche peut être un peu mieux avec les mains humides). La taille des quenelles est entre la balle de golf et la balle de tennis. Tasser pour presser un peu les quenelles mais elles ne seront pas très dures.  Réserver sur une planche. Manipuler les quenelles avec délicatesse.
Porter un grand fait tout d’eau salée à frémissement, pocher les quenelles une dizaine de minutes dans l’eau frémissante.
Servir avec une salade verte.

 

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samedi 4 février 2017

Colorful poke bowl

   

poke_bowl_2

  

J’ai toujours adoré les bols de riz garnis mais quand le poke bowl a débarqué en force de Hawaï sur la toile et les réseaux sociaux, je l’ai regardé un peu dubitative : ça me semblait « juste » être une variante du bibimbap coréen et du chirashi japonais. Mais curiosité oblige, j’ai finalement eut envie de m’y frotter ! N’ayant pour le moment jamais mis les pieds à Hawaï et trouvant un peu tout et son contraire sur la toile j’ai eu du mal à totalement cerner le concept du poke bowl (ce qui est in et ce qui est out) et au final j’ai abandonné et décidé de simplement faire comme j’en avais envie. J’imagine la version originale plus simple (riz – thon – avocat – algues) mais j’avais envie de couleurs et de beaucoup de crudités. Et si le poke bowl ressemble bien à un mariage entre le bibimbap et le chirashi, le résultat est au final assez différent!

 

Colorful poke bowl

Pour 3-4 personnes (selon la taille des bols et l’appétit)
Riz (j’ai pris du riz japonais)
450g de thon détaillé en cubes
Pour la marinade:
4 cuillères à soupe de sauce soja
2 cuillères à café huile de sésame
2 cuillères à café vinaigre de riz
2 cuillères à café de sésame noir
½ cuillère à café de piment en flocon/poudre
Pour les carottes :
1 carotte assez grosse si possible
Huile d'olive
Jus de citron jaune
Pour le concombre :
1 concombre
Huile d'olive
Huile de sésame
Pour la salade de chou rouge :
1 petit morceau de choux rouge
Huile d'olive
Sel et poivre du moulin
Pour les avocats :
2 avocats mûrs mais ferme
Jus de citron
Et aussi :
Quelques radis
1 betterave chioggia
La partie verte d'un oignon nouveau
Pour saupoudrer :
Sésame noir 

  • Faire cuire le riz au rice cooker.
  • Mélanger tous les ingrédients de la marinade, assaisonner les cubes de thon et laisser mariner le temps de préparer le reste des ingrédients.
  • Peler et laver la carotte, à l’aide d’un économe réaliser des tagliatelles de carotte, assaisonner d’huile d’olive et de jus de citron, réserver.
  • Laver le concombre, à l’aide d’un économe réaliser des lamelles de concombre, assaisonner d’huile d’olive et d’huile de sésame, réserver.
  • Emincer très finement le chou rouge, assaisonner d’huile d’olive, saler et poivrer.
  • Peler les avocats, les détailler en cubes et arroser de jus de citron, réserver.
  • Laver et détailler les radis en rondelles, réserver.
  • Peler la betterave et l’émincer en très fines rondelles (à la mandoline si vous en avez une), réserver.
  • Emincer finement la partie verte de l’oignon nouveau, mélanger au dernier moment aux cubes de thon.
  • Dressage : mettre du riz au fond des bols puis garnir de cubes de thon, de carottes, de concombre, de chou rouge, d’avocats, de radis et de betteraves, alternez les couleurs puis saupoudrer de sésame noir.

 

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mardi 31 janvier 2017

Burrata aux épinards et aux petits pois

 

 

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D’après une photo qui m’a mise en appétit sur l’Instagram d’Ottolenghi, il utilisait de l’oseille, j’ai choisi des épinards et c’était délicieux. Chaudement recommandé. Pour ceux qui comme moi n’ont aucune affinité avec la mozzarella, rassurez vous, la burrata c’est bien meilleur et ça n’a pas ce côté plastifié et caoutchouteux, non c’est tout en crémeux ;)

 

Burrata aux épinards et aux petits pois

Entrée pour 4 personnes
2 poignées de petits pois frais ou congelés
250g d’épinards frais
Zeste et jus de citron jaune
2 burrata
Graines de Nigelle
Huile d’olive
Fleur de sel
Poivre noir du moulin

Cuire les petits pois dans de l’eau salée, réserver.
Laver les épinards, les équeuter et enlever la nervure centrale si elle est trop grande, les faire revenir dans un filet d’huile d’olive, saler et poivrer.
Dans chaque assiette déposer un peu d’épinards, ajouter une demie burrata, des petits pois, les zestes de citron, un filet d’huile d’olive, un autre de jus de citron et quelques graines de nigelle.
Servir immédiatement.

 

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vendredi 27 janvier 2017

Sole, sauce vierge à la main de bouddha et au gingembre

 

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Main de bouddha

 

Peu après Noël alors que j’attendais mon tour devant le stand d’un primeur au marché mes yeux se sont posé sur une main de bouddha. Je n’ai pas pu retenir une exclamation d’enthousiasme reflexe me valant le drôle de regard de ma voisine dans la file d’attente. Qu’importe, j’étais bien trop contente à l’idée de pouvoir gouter et cuisiner cet étonnant agrume popularisé par William Ledeuil. Mon enthousiasme n’a fait que croitre quand j’ai vu qu’il y avait non seulement des mains de bouddha mais aussi des citrons caviars et des yuzu en provenance direct du Japon ! Je ne savais plus où donner de la tête, je suis repartie avec un peu des trois et délestée de 50 euros mais le sourire aux lèvres. Les citrons caviar ont fini en ceviche de St Jacques à la betterave et en salade de crevettes, quand au yuzu c’était la première fois que j’avais entre les mains un yuzu frais et non pas du jus en bouteille, son parfum était enivrant, tout comme son gout et il a fini dans la frangipane de notre galette des rois.  

Et la main de bouddha dans l’histoire ? Cette variété de cédrat originaire d’Asie a donc une forme unique qui peut faire penser aux doigts d’une main (de bouddha). Aucune pulpe, aucun jus pour cet agrume, uniquement de la chair. On retrouve beaucoup de recettes sucrées avec la peau confite notamment mais je n’avais pas envie de l’utiliser en pâtisserie, j’ai ouvert ma collection de livres de William Ledeuil et jeté mon dévolu sur la sole, sauce vierge à la main de bouddha et au gingembre, recette que j’ai à peine adaptée. C’était très bon, tout en finesse et délicatesse mais si je dois choisir un agrume exotique favoris, ma préférence va quand même vers le goût si particulier du yuzu ! A vous de tester et de voir lequel est votre préféré !

 

 sole_main_buddah_ledeuil

 

Sole, sauce vierge à la main de bouddha et au gingembre

Une recette de William Ledeuil, extraite de son livre Ze kitchen galerie
Pour 4 personnes :
8 filets de sole
3 cuillères à soupe d’huile d’olive
Fleur de sel
1 pincée de poivre de sechuan
1 pincée de graines de sésame grillées
Pour le gingembre mariné :
150g de gingembre frais jeune
100mL de vinaigre de riz
100mL de mirin
Pour l’huile de cresson :
1 botte de cresson
8 cuillères à soupe d’huile d’olive
8 cuillères à soupe d’eau froide
Pour la sauce vierge à la main de bouddha
1/2 main de bouddha
60 g de gingembre mariné (préparé plus haut)
3 tiges de coriandre effeuillées
3 tiges de ciboule
Le jus de 2 citrons (j'ai mis 130mL, j'avais de très gros citrons italiens)
5 cuillères à soupe d’huile d’olive

Préparer le gingembre mariné :
Peler le gingembre et l’émincer finement (à la mandoline si vous en avez une). Dans une casserole mettre le gingembre, le mirin et le vinaigre. Porter à ébullition puis laisser infuser à feu doux 30 minutes. Réserver.
Egoutter : on a d’un côté les lamelles de gingembre mariné et de l’autre du vinaigre de gingembre.

Préparer l’huile de cresson :
Effeuiller le cresson, le cuire 3 minutes dans de l’eau bouillante salée puis le plonger dans de l’eau glacé pour qu’il reste bien vert. Egoutter dans une passoire puis mixer avec l’huile d’olive et l’eau froide. Réserver.

Emincer la main de bouddha en fines rondelles (avec une mandoline si vous en avez une). Mélanger avec le jus des citrons, le gingembre mariné et l’huile d’olive.
Emincer finement la ciboule et la coriandre. Ne les ajouter à la sauce vierge qu’au dernier moment.
Si vos filets de sole ont encore leur peau, avec la pointe d’un couteau, inciser légèrement chaque filet côté peau. Dans une poêle chaude, verser l’huile d’olive et cuire les filets de sole, côté peau, pendant 4 à 5 min environ. Assaisonner avec la fleur de sel et le poivre de sechuan.
Dressage : mettre un peu d’huile de cresson dans les assiettes, déposer deux filets de sole par assiette, ajouter les graines de sésame et la sauce vierge.

 

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Main de bouddha et Citron Yuzu

 

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lundi 23 janvier 2017

Pizza Banh Mi

 

pizza banh mi 1

 

En matière de confort food, pourquoi faire compliqué quand on peut faire pizza? ;-)
Après la pizza au porc laqué, aux cacahuètes à la coriandre et à la menthe j'avais envie de tester la pizza banh mi, c'est chose faite et on s'est régalés! Du porc mariné, une sauce banh mi, quelques batonnets de carottes façon pickels, du concombre, de la coriandre et bien sur une touche de piment! Ca marche très bien en pizza si vous avez envie de mélanger italie et vietnam :)

 

Pizza Banh Mi

D'après la recette de Heather Christo
Pour une grande pizza (8 parts)
Pour le porc mariné
500g de filet mignon de porc
3 cuillères à soupe de nuoc nam
2 cuillères à soupe de miel
1 cuillère à soupe d’huile d’olive
1 cuillère à café d’huile de sésame
1 cuillère à soupe de sucre blond/cassonade
2 cuillères à soupe de sauce soja
2 gousses d’ail pelées et finement râpées
1 pouce de gingembre frais pelé et finement râpé
Poivre noir du moulin
Pour le pickel de carotte express
1 carotte pelée et détaillée en bâtonnets/allumettes
115mL de vinaigre de riz
25g de sucre semoule
1 cuillère à café de sel
Une pointe de couteau de flocons de piment rouge
Pour la pâte à pizza
15g de levure boulanger fraîche
260mL d'eau tiède
450g de farine
2 cuillères à café de sel
4 cuillères à soupe d'huile d'olive
Pour la sauce banh mi
1 cuillère à soupe de vinaigre de riz
1 cuillère à soupe de miel
1 cuillère à soupe d’huile de sésame
1 cuillère à soupe de sauce soja
1,5 cuillère à soupe de sauce hoisin
Pour la sauce pimentée
2 cuillères à café de Sriracha ou Sambal Olek
1 cuillère à soupe de vinaigre de riz
Pour la garniture :
1 petit morceau de concombre découpé en tranches puis en quartiers
1 piment rouge frais pas trop piquant (ou un vert à défaut)
Coriandre fraiche

Faire mariner le porc :
Découper des lambeaux de viande assez fins.
Mélanger tous les autres ingrédients pour réaliser la marinade, mettre dans une boite hermétique avec la viande. Faire mariner de 30 minutes à quelques heures au frais.

Préparer les pickels de carottes :
Mettre dans une casserole le vinaigre de riz avec le sucre, le sel et le piment.  Faire chauffer pour dissoudre le sel et le sucre, retirer du feu, laisser refroidir puis mettre dans une boite hermétique avec les carottes, stocker au frais.

Préparer la pâte :
Diluer la levure dans l'eau.
Mettre la farine dans un saladier, ajouter le sel et mélanger. Faire un puits, y ajouter l'huile d'olive et l'eau + levure. Mélanger d'une main (la pâte est collante) puis pétrir pendant 10-15 minutes sur un plan de travail fariné, la pâte devient souple et homogène. Poser la boule de pâte dans un saladier propre et couvrir avec un torchon. Laisser lever 1 heure pour que la pâte double de volume.
Au bout de ce temps, dégazer la pâte.

Préparer la sauce banh mi en mélangeant tous les ingrédients. Faire de même pour la sauce pimentée.

Réaliser la pizza :
Préchauffer le four à 230°C.
Récupérer la pâte à pizza, pétrir brièvement sur un plan de travail légèrement fariné puis étaler sur une feuille de papier sulfurisé. Tresser les bords de la pizza, piquer un peu le fonde pâte avec une fourchette et napper d’un filet d’huile d’olive et enfourner pour une quinzaine de minutes à 230°C. Surveillez la cuisson, la pâte doit être dorée.
Pendant ce temps faire revenir le porc dans une poêle sur feu vif.
Une fois la pâte cuite, retirer du feu, tartiner de sauce banh mi, ajouter la viande, du concombre, des bâtonnets de carottes, des pluches de coriandre, quelques rondelles de piments et quelques jets de sauce pimentée, selon votre gout. Servir immédiatement.

 

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mardi 17 janvier 2017

SAaM : entre bao et bibimbap

 

SAaM2

 

Un aller/retour à Paris en pleine semaine pour un concert et le lendemain avant de sauter dans mon TGV pour rentrer à Strasbourg dîner rapidement avec ma sœur à côté du canal Saint Martin et à deux pas de la gare de l’est dans un restaurant qui réuni deux spécialités qui généralement affolent mes papilles : les baos, brioches vapeurs taiwanaises qui prennent en sandwich des garnitures de plus en plus branchées et le bibimbap, plat national coréen : un bol de riz, de la viande marinée et des légumes sautés et souvent un jaune d’œuf, le tout se mélangeant intimement pour former un plat absolument délicieux.

Chez SAaM, côté bao un large choix de garnitures toutes plus alléchantes les unes que les autres allant du traditionnel sandwich à la poitrine de porc aux cinq épices accompagné de concombre, d’oignon rouge et coriandre, en passant par la version végétarienne au tofu pané avec avocat et mayonnaise à la truffe, une variante au gigot d’agneau cuit 8 heures, aïoli, pickels et pesto de coriandre ou encore une version au poisson avec un pain à l’encre de seiche, du merlu frit, une sauce mangue et crevette et citronnelle slaw etc... Bref, des bao revisités mais plutôt inspirés et réussis. J’avais opté pour la formule deux bao et une salade qui était vraiment sympa et ponctuée de chouettes raviolis, jolie surprise.  

Côté des bibimbap on retrouve peu ou prou les mêmes variations : entrecôte, gigot d’agneau, poulet frit aux cinq épices ou poitrine de porc cuites 12 heures. J’ai allègrement pioché dans le bol de ma sœur du bout de mes baguettes : c’était aussi très réussi du côté du bibimbap.
A la carte on note aussi des « sides » ou tapas coréens, nous n’y avons pas gouté mais c’était aussi très appétissant, j’aurai pu craquer pour les pâtes de riz et pâtes de poisson sauce épicée ou l’aubergine avec marinade soja, bonite, cacahuète et ciboulette ou la galette de kimchi façon okonomiyaki (quelle brillante idée !).
En dessert ma sœur voulant gouter leur cake au yuzu j’ai craqué tout en hésitant pour la crème brulée au matcha mais ce fut une très belle surprise : la crème brulée est un exercice difficile mais celle ci était parfaite, côté texture comme côté goût.

Le cadre est joliment bohème et coloré, une adresse ou je pense retourner d’autant plus qu’elle a pour moi le côté pratique d’être stratégiquement située à côté de la gare de l’est ;) Ce n’est pas un restaurant coréen où l’on découvre la cuisine coréenne mais plus une street food à la sauce coréenne.

 

SAaM
59 bis rue de Lancry
75010 Paris

Prix :
Deux bao et une salade 15 euros
Bao 7 euros
Bibimbap 16 euros
Dessert 4-5 euros

 

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vendredi 13 janvier 2017

Cake marbré rayé

  

marbré rayé 4     marbré rayé 1

   

Je ne me lasse pas du côté ludique que peut prendre la patisserie ! Donc pour rester dans le côté graphique des rayures, après les betteraves rayées, le cake marbré rayé! Quand j’ai vu ce marbré rayé je n’ai pas résisté. Si on peut s’amuser en patisserie et obtenir des gateaux plutôt épatant je répond toujours présente ! Et customiser ce classique qu’est le marbré n’est pas une nouveauté, il se prête même plutôt bien à toutes les fantaisies, en 2013 j’avais dejà posté ce marbré étoilé. Celui ci est plus graphique et cuit selon la technique du baumkuchen ou aussi du kueh lapis.

 

Cake marbré rayé

Recette du blog la receta de la felicidad
Pour un cake :
500g de beurre à température ambiante
400g de sucre
14 œufs
300g de farine
200g de maïzena
1 pincée de sel
1 cuillère à soupe d’extrait de vanille
4 cuillères à soupe de cacao amer
Pour assembler :
120g de lait concentré sucré
Ganache au chocolat :
200g de chocolat noir
200g de crème épaisse
1 cuillère à soupe de beurre
Décoration :
Cacao non sucré
Pochoir

Préparation :
Fouetter le beurre et le sucre jusqu’à avoir un mélange mousseux. Ajouter les jaunes d’œufs, l’un après l’autre tout en continuant à fouetter. Y ajouter ensuite la farine et la maïzena.
Dans un autre bol ajouter une pincée de sel aux blancs d’œufs et les monter en neige, ajouter ces blancs en neige au mélange précédant puis partager la préparation en deux parties égales.
Dans l’une des moitiés, ajouter la vanille.
Dans l’autre ajouter le cacao.
Découper une feuille de papier sulfurisé de la taille d’un moule carré 20x20 centimètres. Placer la feuille au fond du moule, beurrer soigneusement les bords du moule.

Cuisson :
Préchauffer le grill du four.
Garnir le plat d’une ou deux louches de pâte à la vanille : il faut juste assez de pâte pour faire une fine couche uniforme. Faire cuire sous le grill pendant 2-3 minutes, la surface doit être dorée (surveillez bien, la durée peut dépendre de votre grill). Sortir le plat du four et ajouter 1 ou 2 louches de pâte au chocolat afin de créer au dessus de la couche précédant une fine couche uniforme de pâte au chocolat. Cuire à nouveau cette nouvelle couche sous le grill pendant 2-3 minutes jusqu’à ce que la surface soit dorée.
Répéter ainsi l’opération jusqu’à soit épuisement de la pâte soit jusqu’à ce que le moule soit rempli à ras bord. Il faut dans tous les cas au minimum 10 couches (5 vanille et 5 chocolat).
Laisser reposer le gâteau pendant un quart d’heure avant de le démouler et de le laisser refroidir sur une grille.

Assemblage & décoration :
Mesurer la hauteur du gâteau. Découper quatre bandes de la même largeur que la hauteur du gâteau.
Coller les bandes de gâteaux entre elle en alternant lignes horizontales et lignes verticales et en utilisant le lait concentrer comme colle (utiliser un pinceau). Emballer bien serré dans du papier film et laisser reposer quelques heures.
Préparer la ganache : Dans une casserole faire chauffer la crème et le chocolat, mélanger jusqu’à avoir une préparation homogène, ajouter le beurre et mélanger jusqu’à ce qu’il soit fondu et la préparation homogène. Déballer le cake, le napper de glaçage au chocolat, glacer uniformément à l’aide d’une spatule. Laisser prendre la ganache (vous pouvez faire ça au frigo ou dans un courant d’air pour accélérer le processus) puis glacer une deuxième fois et laisser à nouveau figer.
Déposer un pochoir sur le cake, poudrer de cacao amer, retirer le pochoir et servir.

marbré rayé 5     marbré rayé 3

 

 

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mardi 10 janvier 2017

Saint Jacques en ceviche, betterave chioggia et citron caviar

 

citron caviar 1

Citron Caviar

 

Cette recette est inspirée d'une photo qui me faisait de l'oeil depuis belle lurette. Cette photo de noix de Saint Jacques comme prises en sandwich entre deux feuilles de betterave chioggia, si joliement colorée me mettait terriblement en appétit. La recette originale associait St Jacques et oeuf dur, ce qui ne m'inspirait pas du coup j'ai un peu dévié mais l'idée des Saint Jacques "cuites" façon ceviche est vraiment top, nous avons tous les deux adoré cette "cuisson" absolument parfaite pour la St Jacques. Si on omet le fait qu’il faille dénicher une betterave chioggi et un citron caviar, la recette est d'une simplicité enfantine et réalisé en un tour de main.

 

St Jacques ceviche 2    St Jacques ceviche 5

 

 

Saint Jacques en ceviche, betterave chioggia et citron caviar

Entrée pour deux personnes :
6 belles Saint Jacques
1 citron jaune
1 citron vert
1 petite betterave chioggia (betterave rayée)
1 filet d’huile d’olive
Fleur de sel
6 pluches de coriandre
1 tige de ciboule
1 citron caviar

Enlever le corail et le pied (partie dure) des Saint Jacques, placer les noix dans une boite hermétique. Y ajouter les zestes finement émincés et le jus du citron jaune et du citron vert.  Faire mariner 3 à 4 heures au frigo.
Au moment de servir l’entrée, éplucher la betterave et la détailler en fines lamelles rondes à l’aide d’une mandoline ou d’un bon couteau. Il vous faudra 12 rondelles de betterave.
Déposer trois rondelles dans chaque assiette, déposer une Saint Jacques sur chaque rondelle, ajouter quelques gouttes d’huile d’olive et de la fleur de sel sur chaque St Jacques puis une pluche de coriandre et chapeauter avec une rondelle de betterave rayée. Saupoudrer de ciboule finement émincée et de pulpe de citron caviar.

 

St Jacques ceviche 3     St Jacques ceviche 6

 

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dimanche 8 janvier 2017

Tour du monde des raviolis : à la découverte des momos tibétains

   

 

momo tibetain strasbourg 4

 

C’est une minuscule échoppe toute colorée dans laquelle officie Dorjee Ringchen, chef tibétain et roi des momos, les raviolis tibétains.

Refugié en France et récemment naturalisé il a décidé de s’installer à Strasbourg pour le plus grand bonheur des gourmands strasbourgeois puisque nous pouvons désormais nous régaler tous les jours de ses délicieux momos.

L’endroit est petit mais chaleureux avec sa décoration colorée, les drapeaux et les moulins à prière créent une atmosphère très sympathique et les assiettes et serviettes colorées font écho à l’ambiance colorée du lieu, l’endroit est petit mais pas l’attention donnée aux détails. Et quand je dis que c’est petit, c’est vraiment petit : il n’y a que trois tables pour manger sur place mais on peut aussi bien manger sur place qu’emporter les momos pour soi ou chez les copains.

A la carte, quatre variétés : au bœuf avec oignon, gingembre, ail et poivre tibétain ; au porc avec céleri, gingembre et poivre tibétain ; à la carotte avec vermicelles, gingembre et poivre tibétain et aux épinards avec fromage, ail et gingembre. Les momos peuvent être servis vapeur ou sautés, nous avons gouté ceux au bœuf et ceux aux épinards à la vapeur. Les momos sont finement et soigneusement façonnés et pour ne rien gâcher ils sont aussi bons qu’ils sont jolis et raffinés, nous nous sommes régalés. Nous avons aussi gouté ceux au porc en version sautés, très bon aussi mais j’ai un penchant pour la version à la vapeur ;)  

Dorjee nous a accueilli avec le sourire et a répondu volontiers à toutes nos questions. Je ne peux que vous inciter à aller découvrir les momos tibétains, il serait vraiment dommage de passer à côté.

 

Momos Tibétains
12 Grand’rue
67000 Strasbourg
Ouvert midi et soir 7j/7

Assiette de 7 momos vapeur : 7 euros pour les végétariens - 7,5 euros pour ceux à la viande
Momos sautés : 8 euros
L’assiette de 7 momos est servie avec deux sauces et une petite salade et si vous ne savez pas lesquels choisir, la carte propose aussi un assortiment qui ravira les plus indécis.

   

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Posté par loukoum blog à 12:22 - Restaurants - Commentaires [7] - Permalien [#]
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