Beau à la louche

un peu plus que de l'eau à la bouche...

mardi 13 octobre 2020

Soupe de fin d’été à l'aubergine

  

soupe aubergine-1

 

Ce blog sort de sa torpeur grâce à C&F qui m’ont demandé cette recette après l’avoir goutée à la maison (ce qui est toujours bon signe, surtout venant de la part d’une cuminophobe et d’un viandard ;-) ). J’avais la recette de « Soupe à l’aubergine brûlée et au moghrabieh » d’Ottolenghi dans le viseur depuis que j’avais feuilleté son livre Jerusalem pour la première fois… Mais les étés caniculaires n’incitent pas aux soupes. Jusqu’à cette fin d’été, la chute brutale des températures et encore quelques aubergines sur les étals. Je me suis retrouvée à faire trois fois cette recette depuis la fin des robes et des sandales, en l’adaptant à chaque fois légèrement : Ottolenghi rajoute des dés d’aubergine et du moghrabieh dans la soupe mais moi je suis plutôt une adepte des soupes veloutées, sans morceaux à l’intérieur et je trouvais que ça n’apportait rien à la recette, au contraire, ça ne mettait pas en valeur l’onctuosité de cette soupe aux parfums d’été : aubergine, tomate, ail, cumin et basilic. Du coup j’ai réduit les quantités pour n’utiliser les dés d’aubergines et le moghrabieh simplement en « topping » : ça apporte une petite touche sophistiquée et c’est très sympa au goût. Après avoir testé la recette d’ottolenghi avec la garniture intégrée dans la soupe et une version sans moghrabieh ni dés d’aubergine, c’est ce juste milieu qui me va parfaitement. Alors n’hésitez pas, profitez des dernières aubergines, vous avez tout l’hiver pour manger de la soupe de courges ;-)

 

Soupe de fin d’été à l’aubergine
Une recette d’Ottolenghi, tirée de son livre Jerusalem

Pour 6 personnes :
6+2 petites aubergines
Huile de tournesol
Huile d’olive
2 oignons pelés et émincés
2 cuillères à soupe de cumin moulu
2 cuillères à café de concentré de tomate
800g de concassé de tomates (2 boites) (ou 4 grosses tomates pelées et coupées en dé dans la recette originale)
700mL de bouillon de légumes
8 gousses d'ail écrasées
2 cuillères à soupe de sucre
4 cuillères à soupe de jus de citron
QS moghrabieh* ou autres petites pâtes rondes
4 cuillères à soupe de basilic finement ciselé
sel et poivre noir du moulin
* Le moghrabieh ce sont des petites pâtes rondes libanaises, aussi appelées des perles de couscous libanaises, similaires au gros couscous israélien, au maftoul palestinien ou aux fregola sarda (qui me semblent cependant plus petites)… Chaque pays ayant son nom pour désigner ces petites billes. 

Bruler 6 aubergines : choisissez la technique que vous préférez :

  • le feu du gaz (15-20 minutes, pour bruler toutes les faces) ou
  • le grill du four (entailler les aubergines et les mettre sous le grill environ 1 heure en tournant les aubergines toutes les 20 minutes).
  • Je n’ai ni gaz ni four à grill : je les incise puis les cuit 1h à 230°C en les retournant toutes les 20 minutes. Du coup elles n’ont probablement pas autant le gout de brulé que nécessaire mais je ne peux pas faire mieux.

Retirer du four, laisser refroidir, couper en deux dans la longueur et récupérer la chair.
Couper les deux autres aubergines en petits dés de 1-1,5 centimètre. Dans un fait-tout, faire chauffer de l’huile (3 cuillères à soupe d’huile de tournesol + 1 cuillère à soupe d’huile d’olive pour moi – 150mL d’huile de tournesol dans la recette originale), y faire revenir les dés d’aubergine sur feu vif pendant 10 à 15 minutes en remuant jusqu’à ce qu’elles soient dorées et moelleuses. Égoutter dans une passoire et saler.
Mettre 2 cuillères à soupe d’huile d’olive dans le fait-tout et y faire revenir les oignons avec le cumin pendant 5-7 minutes, en mélangeant – ajouter un filet d’eau si ça a tendance à bruler. Ajouter le concentré de tomate, poursuivre la cuisson une minute. Ajouter ensuite les tomates, le bouillon, 800mL d'eau, l'ail, le sucre, le jus de citron, 2 cuillères à café de sel et du poivre noir du moulin. Laisser mijoter à feu doux 15 minutes.
Pendant ce temps faire cuire le moghrabieh comme indiqué sur le paquet (il doit être al dente), l’égoutter et le passer sous l’eau froide pour stopper la cuisson.
Rajoutez la chair d'aubergine rôtie et le basilic à la soupe, mixer et laisser mijoter 2 minutes de plus, rectifier l’assaisonnement si nécessaire.
Servir chaud, garni de dés d'aubergine, de moghrabieh, d’un filet d’huile d’olive et de feuilles de basilic frais.

 

soupe aubergine-2 

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mercredi 19 août 2020

Une pensée pour le Liban : Salade de moghrabieh façon taboulé libanais ou le taboulé de perles de couscous à la grenade

 

taboulé-2

 

Quand je vais à Amsterdam et que je loge au cœur des canaux, je vais toujours faire un tour chez Marqt, un supermarché ou je trouve toujours des trucs sympa (souvenez-vous, ce curry !) et où généralement je trouve aussi de quoi me nourrir sur le pouce si nécessaire. Les deux dernières fois je m’étais régalé d’un taboulé de perles de couscous à la grenade : sur le même principe d’un taboulé libanais riche en herbes, le boulghour était remplacé car du moghrabieh : des petites pâtes rondes appelées aussi perles de couscous. Avec quelques graines de grenade pour apporter de la couleur et du peps, j’avais adoré donc voici une reproduction maison tout aussi délicieuse. J’avais trouvé mon moghrabieh chez Marqt justement mais si l’un d’entre vous sait ou je peux en trouver à Strasbourg, je suis preneuse :-)

 

Salade de moghrabieh façon taboulé libanais ou le taboulé de perles de couscous à la grenade (une autre salade de pâtes)

Pour un saladier :taboulé-1
200g de moghrabieh* (poids sec/400g poids cuit)
Les feuilles d’un gros bouquet de persil plat
2 poignées de feuilles de coriandre
1 poignée de feuilles de menthe
½ concombre (1 entier si il est petit type Concombre Noa)
2 tomates charnues
Les graines d’une demie grenade
Pour la vinaigrette (un peu plus que nécessaire)
4 cuillères à soupe d’huile d’olive
4 cuillères à soupe d’huile de tournesol
1 cuillère à soupe de balsamique blanc
1 cuillère à soupe de mirin
2 cuillères à soupe de jus de citron jaune
Set et poivre noir du moulin
* Le moghrabieh ce sont des petites pâtes rondes libanaises, aussi appelées des perles de couscous libanaises, similaires au gros couscous israélien, au maftoul palestinien ou aux fregola sarda (qui me semblent cependant plus petites)… Chaque pays ayant son nom pour désigner ces petites billes. 

Préparer la vinaigrette : mélanger tous les ingrédients. Réserver.
Faire cuire le moghrabieh selon le temps indiqué sur le paquet. Égoutter puis rincer à l’eau froide.
Émincer finement les feuilles de persil, de coriandre et de menthe, réserver dans un saladier.
Peler le concombre, l’épépiner et détailler en fine brunoise (petits cubes).
Épépiner les tomates et découper la chair en petits cubes.
Rajouter le concombre la tomate, les graines de grenade et le moghrabieh dans le saladier.
Mélanger, ajouter la quantité nécessaire de vinaigrette et mélanger à nouveau.

 

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mardi 7 juillet 2020

La cuisine de ma mère – La salade de concombre

 

C’est fou comme un blog peut ne pas du tout refléter votre cuisine du quotidien. Je remarque souvent que les recettes ou les habitudes qui reviennent le plus souvent à notre table se retrouvent à ne jamais être publiées (la vitesse du quotidien…). A l’inverse, parfois je publie une recette à la vas vite sur le blog et elle s’avère devenir un de ces classiques que je fais tous les ans, plusieurs fois par saison (et là je pense tout particulièrement à la soupe à la tomate d’ottolenghi et à la pappa al pomodorro qui ensoleillent nos diners d’hiver ainsi que la banitsa bulgare qui accompagnent aussi bien les salades en été que les soupes en hiver). Et il y a les recettes que je fais sans réfléchir depuis toujours et la salade de concombre de ma mère est de celles-là. De gros morceaux de concombre bien croquants, enrobés d’une sauce crémeuse mais relevée. C’est simple, le concombre c’est uniquement comme ça que je l’ai connu et envisagé pendant de longues années. Sous la forme de cette salade de gros morceaux de concombre bien croquants. Autant vous dire que quand j’ai découvert chez des copines ou plus tard au resto U ces salades de concombres molles et flotteuses j’étais quelque peu interloquée. Quand on garde les pépins et qu’on l’émince finement le concombre est un légume si différent ! Depuis j’ai mis de l’eau dans mon vin et la recette de salade de concombre d’inspiration asiatique s’est aussi installée à notre table – mais quand même moins souvent que la recette de ma mère ;-). La recette de ma mère est très simple mais ne supporte aucune variante - autant être claire : pas une autre découpe du concombre, pas un autre vinaigre, pas une autre moutarde… La quantité de sauce est assez généreuse car j’adore saucer ensuite le fond du saladier avec un morceau de pain.

 

 Salade concombre 1

 

La cuisine de ma mère – La salade de concombre

Pour deux personnes :
1 concombre
Pour la vinaigrette :
3 cuillères à soupe de crème liquide (entière c’est mieux)
1,5 cuillères à soupe de vinaigre de vin
Sel fin
Poivre noir du moulin
1 pointe de couteau de moutarde à l’ancienne

Peler le concombre, le couper en deux dans la longueur et à l’aide d’une cuillère à café l’épépiner soigneusement. Découper des demis tronçons assez épais (1 centimètre de large).
Mélanger tous les ingrédients de la vinaigrette, y ajouter les morceaux de concombre et bien mélanger.

 

 

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mercredi 1 juillet 2020

Raviolis à la burrata, sauce tomates express

  

Raviolis burrata-3     Raviolis burrata-4

 

Je sais que certains attendaient la cuvée raviolis printemps 2020 depuis quelques temps (private joke), voici donc une version assez estivale : une farce à la burrata et une sauce pleine de tomates. Version estivale mais simplissime aussi : la farce comme la sauce demandent un minimum d’effort (méthode rapide & efficace), vous pouvez passer votre temps sur le façonnage des raviolis !

 

Raviolis à la burrata, sauce tomates express

Pour 5 personnes (une soixantaine de raviolis) :
Pour la pâte à raviolis :
400g de farine
4 œufs
4 cuillères à soupe d’huile d’olive
Pour la farce :
2 burrata (2x200g)
Les zestes finement râpés de trois citrons jaunes bio
Un filet de jus de citron
Un filet d’huile d’olive
Sel
Poivre noir du moulin
Piment d’Espelette
Pour façonner :
1 jaune d’œuf
Pour la sauce tomate :
Huile d’olive
2 gousses d’ail pelées et coupées en deux
1 branche de romarin frais
1 branche de sauge fraiche
Piment (en poudre ou en flocons)
200g de passata de tomate
800g de concassé de tomates en conserve (le mutti bio est mon préféré)
Set et poivre noir du moulin
Pour servir :
Huile d’olive
Basilic frais
Parmesan

Réaliser la pâte :
Dans le bol du robot, mélanger la farine, les œufs et l’huile d’olive pour obtenir une pâte homogène.
Pétrir pendant 10-15 minutes, la pâte doit être homogène et souple. Emballer la boule de pâte obtenue dans un sachet congélation ou du papier film et laisser reposer 1 heure (ou plus) à température ambiante.

Réaliser la farce :
Mixer tous les ingrédients, gouter pour rectifier l’assaisonnement.

Réaliser les raviolis :
Partager la boule de pâte en trois morceaux à peu près égaux. Étaler une des boules en rectangle de pâte à l’aide d’un rouleau à pâtisserie et garder les autres bien emballées dans du papier film. Fariner légèrement la bande de pâte puis la passer au laminoir à travers l’épaisseur la plus grande, replier la bande de pâte obtenue sur elle-même et la repasser au laminoir, toujours à travers le cran le plus large mais dans l’autre sens. Continuer ensuite à passer la pâte à travers le laminoir en diminuant l’épaisseur au fur et à mesure (je ne vais personnellement pas jusqu’au cran le plus fin, faites selon votre goût et votre laminoir). Déposer la bande de pâte obtenue sur un plan de travail légèrement fariné, la fariner légèrement.
Découper des disques de pâte d’environ 8 centimètres de diamètre. Garnir d’une cuillère à café de farce (trop peu de farce et vos raviolis seront radins, trop de farce et ça débordera à la soudure) (vous pouvez aussi utiliser une poche à douille).
Délayer le jaune d’œuf avec un peu d’eau, à l’aide d’un pinceau napper un peu de jaune d’œuf autour de la farce puis replier en demi-cercle/demi-lune, souder les bordes des raviolis en veillant à bien chasser l’air et à bien appuyer pour bien souder. Fariner légèrement et réserver sur une planche légèrement farinée, recouvrir du papier film.
Répéter l’opération les deux autres boules de pâte et le reste de farce. Et si nécessaire faites de même avec les chutes de pâte.

Réaliser la sauce :
Faire chauffer un peu d’huile d’olive dans une sauteuse, y faire revenir les gousses d’ail, le romarin et la sauge. Ajouter le piment puis le passata et enfin la chair de tomates. Saler et poivrer et laisser mijoter. Gouter pour rectifier l’assaisonnement.

Cuisson et finitions :
Cuire les raviolis dans une grande quantité d’eau bouillante salée. Le temps de cuisson pour qu’ils soient al dente est variable en fonction de l’épaisseur de votre pâte.
Une fois les raviolis al dente, les égoutter et les ajouter à la sauce tomate, mélanger et servir immédiatement avec un filet d’huile d’olive, du basilic et du parmesan fraichement râpé.

  

Raviolis burrata-2     Raviolis burrata-1

 

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vendredi 26 juin 2020

Voyager sans quitter Strasbourg – Transsibérien, restaurant russe

[J'ai écrit cette série de billets juste avant le confinement... Mais quand toute la France se retrouvait assignée à résidence et les restaurants forcés de fermer leurs portes il n'était plus très approprié de vous parler de mes dernières découvertes... A la place vous avez eu le droit à un programme basé sur le pain et le chocolat, super équilibré comme régime ;-) Mais alors que les restaurants rouvrent leurs portes et ont plus que jamais besoin de coup de pouce et comme les voyages lointains ne risquent pas d'être au programme dans les mois à venir, cette série s'avère en fait parfaite pour cette période de déconfinement ! ]

La première fois que nous y avions diné ça devait être une des nuits les plus froides de l’hiver, emmitouflés dans de multiples couches nous avions traversé la ville à pieds en pressant le pas et ce fut un bonheur de se réchauffer avec deux soupes en entrée : un traditionnel bortsch qui nous a étonné, très fin, parfumé, et pas du tout une soupe veloutée toute rose mais plutôt un bouillon largement amélioré absolument réjouissant et une soupe de poisson « oukha », très différentes là aussi de celles dont les côtes françaises nous ont habitués, délicieuse et crémeuse. Le diner commençait bien ! Un cadre chaleureux : accueillant sans avoir à céder aux sirènes de la hype du design : des murs blancs parsemés de cadres et des alcôves joliment décorés d’objets divers et variés. Les présentations sont soignées, le service est parfait et la carte assez concise mais associée à une ardoise vantant les suggestions du jour vous y trouverez forcément votre bonheur. Côté plat le bœuf stroganov est très réussi, terriblement crémeux, le chou farci est garni d’une farce très légère, le plat est très fin, l’esturgeon grillé est servi avec une sauce crémeuse aigre douce et des groseilles quant aux les pelmeni ils sont bons mais servis simplement avec un peu de crème ce qui ne les mets pas forcément en valeur (ils sont par contre parfaits pour saucer l’assiette de stroganov ^_^). En dessert ne ratez pas le « Syrniki » : sorte de beignet au fromage frais, préparé à la minute, servi tiède, très moelleux et fondant à la texture proche du gâteau au fromage.
Ce restaurant perdu dans une ruelle cachée de la krutenau propose une cuisine plutôt riche, parfaite pour le long hiver strasbourgeois et une carte où l’on retrouve tous les classiques de la cuisine russe : blinis, salade russe, pavolova… la prochaine fois je teste leur koulibiak (qui existe en version végétarienne) !
La salle est petite et souvent pleine, pensez à réserver !

transsibérien-1


Le Transsiberien
3 Ruelle de la Bruche
67000 Strasbourg
03 88 38 86 72

Entrées autour de 8 euros
Plat de 13 à 16 euros
Desserts autour de 7 euros
A midi menu entrée-plat ou plat-dessert à 9,50 euros (menu complet à 13 euros)

 

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vendredi 19 juin 2020

Voyager sans quitter Strasbourg – Tibet gourmand : pour découvrir la cuisine tibétaine

[J'ai écrit cette série de billets juste avant le confinement... Mais quand toute la France se retrouvait assignée à résidence et les restaurants forcés de fermer leurs portes il n'était plus très approprié de vous parler de mes dernières découvertes... A la place vous avez eu le droit à un programme basé sur le pain et le chocolat, super équilibré comme régime ;-) Mais alors que les restaurants rouvrent leurs portes et ont plus que jamais besoin de coup de pouce et comme les voyages lointains ne risquent pas d'être au programme dans les mois à venir, cette série s'avère en fait parfaite pour cette période de déconfinement ! ]

 

Je vous ai déjà parlé de la petite échoppe à momos, située Grand Rue, où office Dorjee Ringchen, chef tibétain réfugié en France. Nous aimons beaucoup nous régaler de ses momos, les raviolis tibétains, sur place ou à la maison. C’est donc avec joie que nous avons accueilli l’ouverture de son restaurant tibétain, en septembre dernier, dans une rue généralement propice aux bonnes adresse : la petite rue des dentelles. Nous sommes rapidement allés tester sa nouvelle adresse, non seulement par curiosité mais aussi pour soutenir cet ancien moine bouddhiste réfugié depuis quelques années à Strasbourg. Il était très fier d’ouvrir un « vrai » restaurant et de pouvoir proposer un plus large aperçu de la cuisine tibétaine qui ne se limite pas aux célèbres momos.
Un soin tout particulier semble avoir été accordé à la décoration du lieu, qui est en effet très joliment décoré d’objets tibétains, de moulins à prières et de tissus colorés créant une athmosphèe très chaleureuse et accueillante.
Dorjee a travaillé sa carte pendant des semaines, testant auprès de ses premiers clients une foule de recettes tibétaines pour voir ce qu’il fallait garder à la carte. Nous y sommes retournés plusieurs fois découvrant à chaque fois des améliorations et des nouveaux plats : les « Chapaly », des chaussons farcis à la viande, le « Tibetain Thanthuk », un bouillon garni de pâtes fraiches coupées à la main et de légumes (qui peut aussi être agrémentée de viande), le « Mokthuk », une soupe de jolis petits raviolis façonnés en souris un peu comme les culurgiones sardes…
Vous pouvez bien sûr aussi vous régaler de ses momos qui sont servis à la fois cuits à la vapeur ou grillés (ma préférence va à ceux au bœuf et ceux à l’agneau) mais aussi plusieurs variations autour de plats de nouilles et de riz sauté. Les plus curieux pourront aussi découvrir le repas traditionnel des moines bouddhistes ou le repas de famille tibétain classique.

tibet gourmand-1

 

Tibet gourmand
4 petite rue des dentelles
6700 Strasbourg
06.05.63.48.39

Entrées 3-6 euros
Plat 10-13 euros

Je vous invite à lire cet article des DNA si vous voulez en savoir plus sur Dorjee et son histoire

 

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vendredi 12 juin 2020

Voyager sans quitter Strasbourg – Le meilleur restaurant afghan de Strasbourg

[ J’ai écrit cette série de billets juste avant le confinement… Mais quand toute la France se retrouvait assignée à résidence et les restaurants forcés de fermer leurs portes il n’était plus très approprié de vous parler de mes dernières découvertes… A la place vous avez eu le droit à un programme basé sur le pain et le chocolat, super équilibré comme régime ;-) Mais alors que les restaurants rouvrent leurs portes et ont plus que jamais besoin de coup de pouce et comme les voyages lointains ne risquent pas d’être au programme dans les mois à venir, cette série s’avère en fait parfaite pour cette période de déconfinement ! ]

Une adresse qui clairement mérite que vous pédaliez jusqu’à Schiltigheim pour vous régaler : « La table de l’Asie » n’est pas un « restaurant asiatique » mais la table parfaite pour découvrir la cuisine afghane et se régaler ! Une carte réduite (6 entrées, 5 plats), toujours signe de fraicheur et de fait maison où tout ce que nous avons pu gouter était délicatement parfumé et absolument délicieux. N. adore leurs « Chapli Kabab » de fines galettes de bœuf haché, juteuses, tendres et parfumées, nous avons aussi déjà gouté le « Bolani » mi-chausson, mi-crêpe croustillante farcie aux poireaux et servie avec une sauce au yaourt et le « Chami kakab » (sortes de kefta de bœuf en version très moelleuse car la viande est associée à de la purée de pomme de terre, des herbes et épices – une texture très étonnante et réconfortante !). Côté plats vous pouvez découvrir les célèbres raviolis afghans, au choix les « Ashak » (farcis aux poireaux) ou les « Mantou » (à la viande hachée), servis avec sauce au yaourt et aux pois cassés ou jeter votre dévolu sur des plats mijotés comme le « Naranj palaw » un riz parfumé aux oranges amères et aux fruits secs servis avec de la viande mijoté.
Jusqu’à présent nous n’avons jamais été déçus par cette adresse que je ne peux que vous recommander pour découvrir les saveurs et la délicatesse de la cuisine afghane, quant aux chanceux qui se sont déjà régalé de plats afghans, ils y retrouveront la finesse et les parfums de leurs souvenirs.  

A noter : il existe un autre restaurant afghan à Strasbourg (« En Afghanistan », rue Fritz Kiener) qui lui ne nous a jamais vraiment convaincus d'où notre joie lors de la découverte de cette adresse schilikoise :-)

 

resto afghan strasbourg-1

 

La Table de L'Asie - Restaurant Afghan à Strasbourg
43 Route du Général de Gaulle
67300 Schiltigheim
03 88 81 22 24

Entrée (6 à 10 euros)
Plat (11 à 16 euros)
https://www.restaurant-afghan-strasbourg.com/

 

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lundi 20 avril 2020

Cookies aux graines et au chocolat de Mokonuts

 

Cookies mokonut-1

 

Je pourrais faire des fournées des cookies toutes les semaines si j’en avais le temps : N. se charge de vider la boite ! Et depuis des années c’est la recette de Mingou que je lui prépare dès que j’ai un peu de temps. C’est devenu un classique chez nous et nous ne nous en lassons pas… aucune autre recette de cookies n’a réussi à l’égaler alors je ne parle même pas de la dépasser… Mais on ne se refait pas et de temps en temps l’envie de tester une autre recette pointe son nez et je lui fais des infidélités - à chaque fois que je lui annonce une "variation", N. reste dubitatif, avouons-le. Pourquoi pas avec la célébrissime recette des cookies aux graines et au chocolat de Mokonuts ? Même si encore une fois elle ne détrône pas la recette de Mingou cette recette aux graines et vraiment très sympa, elle change un peu et les cookies se conservent très bien.  

 

Cookies aux graines et au chocolat de Mokonuts

Cookies mokonut-2Recette de Moko Hirayama et Omar Koreitem publiée dans le livre « A la folie » de Raphaële Marchal
Pour une trentaine de cookies :
160g de flocons d'avoine
180g de mélanges de graines (sésame, tournesol et lin pour moi, vous pouvez aussi mettre des graines de courge)
250g de farine
16g de levure chimique
4g de sel
230g de beurre à température ambiante
130g de sucre semoule (260g dans la recette originale mais nous n’aimons pas les cookies trop sucrés)
2 œufs
300g de chocolat noir en morceaux

Dans un saladier mélanger les flocons d’avoine, les graines, la farine, la levure et le sel.
Mélanger le beurre et le sucre jusqu’çà obtention d’une pâte homogène. Ah-jouter les œufs l’un après l’autre. Ajouter ensuite le mélange d’ingrédients secs puis les pépites de chocolat.
Préchauffer le four à 180°C.
Former une trentaine de boules (taille à peu près d’une grosse balle de ping-pong), les répartir sur une toile silipat, les aplatir légèrement. Cuire 12 minutes, ils seront tout juste dorés.

 

 

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vendredi 17 avril 2020

Les pains du confinement – Le pain cocotte sans pétrissage de Jim Lahey

  

Pain sans petrissage NYT 2

 

Je me suis souvenue de cette recette qui avait eu un vif succès lors de sa publication (en 2006 !) dans le New York Times. Elle avait été largement testée et approuvée par la blogosphère… Un pain maison, cuit en cocotte et qui ne nécessite aucun pétrissage. Je me suis dit que c’était une recette parfaite par les temps actuels : réalisable avec de la levure sèche (si comme moi vous avez foiré votre levain ou si vous avez du mal à dénicher des cubes de levure fraiche) avec un minimum d’effort : pas de pétrissage, pas de façonnage, juste de la patience et de l’attente et le pain se fait tout seul (ou presque). Moi qui foire souvent mes pâtes levées quand j’utilise de la levure sèche plutôt que de la levure fraiche en cube, je n’ai eu que des succès avec cette recette que je fais désormais en doublant les proportions (car je trouve que sinon, vue la taille de ma cocotte* le pain est trop plat) et j’ai dû sévèrement diminuer les quantités d’eau par rapport à la recette initiale** mais ça doit être dû à la qualité de la farine, il faut toujours un peu adapter… Du coup je vous mets les photos des différentes étapes, vous donnant une idée des textures à atteindre. Il vous faudra peut-être légèrement adapter le rapport farine/eau selon votre farine.

 

Pain sans petrissage NYT 1     Pain sans petrissage NYT 5

 

Le pain sans pétrissage de Jim Lahey
Recette publiée dans le New York Times

Pour un gros pain-cocotte*:
750g de farine et un peu plus pour fariner
1 cuillère à café de levure boulanger sèche (en sachet)
2 cuillères à café bombées de sel fin
500mL d’eau**
Semoule de maïs ou son de blé (ou tout simplement de la farine)
* Ma cocotte fait 24 centimètres de diamètre pour un volume de 3,5-4L
** La recette initiale préconise 1 5/8 cup d’eau pour 3 cup de farine – ce qui correspondrait à environ 770mL d’eau pour 750g de farine

La veille : dans un grand saladier, mélanger la farine, la levure et le sel. Ajouter l’eau (à température ambiante) et mélanger jusqu’à avoir un mélange homogène. La pâte sera collante. Couvrir d’un film plastique et laisser reposer entre 12 et 18 heures à température ambiante.

Le lendemain la pâte aura gonflée, elle est prête quand elle est recouverte de petites bulles. Fariner légèrement le plan de travail et y retourner la pâte. Fariner la pâte légèrement et la replier sur elle-même deux à quatre fois. Couvrir lâchement avec le papier film et laisser reposer 15 minutes.
En utilisant juste assez de farine pour que la pâte ne colle pas trop au plan de travail et aux doigts, former une boule de pate.
Fariner un torchon propre (utiliser la farine, la semoule de maïs ou le son de blé, au choix), y déposer la boule de pâte, pliure en dessous. Fariner (ou utiliser la semoule de maïs ou le son de blé, au choix). Recouvrir avec ce même torchon ou un second torchon propre et laisser lever pendant 2 heures. Au bout de ce temps, la pâte doit avoir doublé de volume.

Au minimum 30 minutes avant que la pâte ne soit prête, préchauffer le four à 230°C AVEC à l’intérieur une cocotte en fonte, en émail, en pyrex ou en céramique (attention, cette cocotte doit avoir un couvercle qui va au four !). Il est important que la cocotte préchauffe en même temps que le four pendant 30 minutes. Quand la pâte est prête et le four et la cocotte bien chauds, utilisez toutes les précautions possibles pour sortir la cocotte du four et y renverser la miche de pain, côté avec les plis sur le dessus (le choc thermique permettra un démoulage sans problème et les plis sur le dessus « craqueront » pour joliment décorer le pain). Si la miche de pain n’est pas uniformément répartie dans la cocotte, secouer cette dernière une ou deux fois puis couvrir et enfourner pour 30 minutes. Au bout de ce temps enlever le couvercle et prolonger la cuisson 15 à 30 minutes (20 minutes chez moi). Laisser refroidir sur une grille.

   

Pain Jim Lahey pate-1     Pain Jim Lahey pate-2     Pain Jim Lahey pate-3

Pain Jim Lahey pate-4     Pain Jim Lahey pate-5    Pain sans petrissage NYT 3

  1: la pâte la veille au soir, juste mélangée
2: la pâte le lendemain après sa levée, elle a bien levé et bulle
3: la pâte juste repliée sur elle même
4: la boule de pâte faconnée avant levée
5: la boule de pâte faconnée après levée
6: le pain tout juste sorti du four !

 

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lundi 13 avril 2020

Le cake au chocolat au coeur fondant de Philippe Conticini

 

Cake choco conticini-1

  

A Pâques côté chocolat tout est permis non ? Alors voici un cake absolument parfait : bien chocolaté, peu sucré, avec les ingrédients du placard (pratique en ce moment) mais surtout avec un cœur fondant très gourmand. En prime c’est une recette aussi facile que rapide ! Il faudra juste maitriser la cuisson pour avoir un cœur fondant (trop cuit le cake perdrait son côté gourmand, pas assez cuit vous auriez du mal à découper des tranches). Notez aussi que cette recette est pour un moule à cake pas trop grand (20x8 cm), d’ailleurs Philippe Conticini l’appelle son cakounet au chocolat, allusion probable à sa petite taille.

 

Cake choco conticini-2

 

Le cakounet au chocolat de Philippe Conticini

Pour un cake (moule 20x8 cm)
150g de chocolat noir (nestlé dessert pour moi, la recette originale préconise 100g de chocolat à 72% + 50g de chocolat au lait dessert à 39%)
115g de beurre
120g d’œuf (2 à 3 selon leur taille)
55g de sucre semoule
45g de farine blanche
15g de farine de seigle (farine de châtaigne dans la recette initiale)
1 pincée de sel

Faire fondre le chocolat et le beurre sur feu doux.
Fouetter les œufs et le sucre jusqu’à ce que le mélange mousse et blanchisse, ajouter les farines, mélanger bien puis ajouter le mélange chocolat et beurre et le sel, mélanger à minima : juste assez pour avoir une préparation homogène.
Préchauffer le four à 160°C.
Beurrer et fariner le moule à cake.
Cuire 25 minutes à 160°C.
Laisser un peu refroidir puis démouler, déguster chaud ou tiède.
Découper des tranches un peu larges.
Il est meilleur le jour même mais se défend tout à fait le lendemain (s’il en reste).

 

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