Beau à la louche

un peu plus que de l'eau à la bouche...

jeudi 27 juillet 2017

Le comptoir à manger, Strasbourg (encore!)

 

J’essaie de ne pas écrire deux billets sur le même restaurant ou de ne pas faire de billet sur un restaurant strasbourgeois à moins d’y être allée au moins deux fois mais au final, parfois ça fait du bien d’envoyer balader ses principes et prendre du plaisir a raconter ce que l'on a envie sans trop réfléchir. Et ce dernier diner au comptoir à manger, diner parfait, mérite un nouveau billet. Et cela même si je radote un peu par rapport au dernier.

Un menu en cinq plats qui virevolte plus qu’il ne défile. Soir de canicule strasbourgeoise, eau de concombre, petits pois frais, brunoise de concombre, huile a la menthe, ca rafraichit et c'est exactement ce qu'il nous fallait pour commencer. S'en suivent des oignons nouveaux délicatement pochés, servis avec une touche de crème, quelques groseilles, des œufs de saumon et des pluches d'aneth : ceux qui connaissent mon aversion pour l'aneth en seront étonnés mais ce fut mon plat préféré, une majestueuse association d'oignon crémeux et de perles qui croquent et éclatent sous la dent. La suite de ce programme inspiré? Une crème de courgettes, courgettes grillées et pimpants raviolis maisons au chèvre, quelques herbes fraiches et surtout des éclats de sarrasin pour le croquant puis un morceau de volaille moelleux, quelques carottes colorées et croquantes sous une écume légère et une chapelure croustillante. Touche finale sucrée elle aussi tout a fait a propos et de saison: cerises et groseilles poêlées, éblouissante glace a la feuille de figuier et petits financiers encore chauds. Un diner délicieux, des assiettes joliment dressées, une cuisine fraiche, précise et fine, une soirée en charmante compagnie : 2 L., 2 N. et 1 W. qui m’ont demandé de faire du name dropping ;-) 

Une cuisine locale, délicate et enlevée et le tout dans une atmosphère chaleureuse et décontractée, pas de chichi, pas de prout-prout, ca fait un bien fou. Et ce qui me réjoui le plus dans tout ça c’est que c’est une petite adresse de poche, une cuisine de chef, un lieu qui mets en avant sa cuisine et ses vins (et bières) et quand on regarde le paysage des restaurants strasbourgeois ca fait un bien fou. Je ne sais pas vous mais moi je suis lasse des restaurants qui réfléchissent plus à leur déco et leur concept qu’à leur chef et leur carte. Toutes les nouvelles adresses ont un look supra léché, un compte instramgram déjà actif 1 mois avant d'ouvrir et un plan com' bien ficelé. Ils veulent en mettre plein la vue mais clairement ils n’en mettent pas plein les papilles avec des cartes semblables, interchangeables, sans âme, sans risque, sans personnalité...  Alors au risque de paraître pour la petite irréductible gauloise, quand de nouveaux restaurants-concepts fleurissent a chaque bout de rue strasbourgeoise et qu'une poignée de businessmans truste toutes les adresses de la ville, quelle bouffée d'air frais cette adresse qui a du caractère, une vrai personnalité... C'est malheureusement devenu tellement rare qu'il faut le souligner! 

 

comptoir à manger

Le Comptoir à Manger
10 petite rue des Dentelles
67 000 Strasbourg
03.88.52.02.91
http://www.lecomptoiramanger.com
Ouvert du mercredi au dimanche, midi et soir

Déjeuners : entrée/plat ou plat/dessert pour 13,50 ou la totale pour 17,50 (ce menu change toutes les semaines)
Diners & Week-end menu unique à 5 plats à 29 euros (le menu change toutes les trois semaines)
Rapport qualité / prix tout simplement imbattable.

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samedi 22 juillet 2017

Epaule d’agneau confite aux épices sur pita maison, sauce au lait fermenté et coriandre, Moutabal & Muhammara

 

 

cook for syria 6

 

C’est via Ottolenghi que j’ai découvert le mouvement « Cook for Syria », cette initiative britannique, soutenue par de nombreux chefs outre manche vise à rassembler des fonds pour les enfants Syriens via l’unicef. Le livre « Cook for Syria » n’est qu’un maillon de cette initiative – vous pouvez en lire plus ici. En plus d’être une bonne action ce livre est une mine de belles recettes, non pas toutes syriennes mais certaines plus d’inspiration moyenne orientale. J’avoue être un peu lassée des publications culinaires, j’en ai probablement trop achetées et trop lues à un moment, je peine à trouver désormais des pépites qui sortent de l’ordinaire mais j’ai beaucoup aimé ce livre.

Voici un diner entièrement inspiré de recettes de ce livre : en plat unique une épaule d’agneau confite aux épices, servie sur un pain pita maison et arrosée d’une sauce acidulée au lait fermenté. C’était vraiment délicieux et bien parfumé. Il n’y avait pas de recette de pain pita dans le livre du coup j’en ai pioché une sur internet et pour une première fois que je fais des pains pita maison c’était pas mal du tout mais je m’attendais peut être juste à quelque chose d’un peu plus moelleux.

Pour accompagner ce plat un moutabal (purée d’aubergine) et un muhammara (purée de poivrons rouges aux noix et à la mélasse de grenade). J’aime beaucoup le muhammara et jusqu’à présent je faisais souvent la recette de Clotilde mais j’ai été intriguée par cette version d’Ottolenghi qui était réalisée au mortier et au pilon, la texture est différente et je dois dire que c’est un gros succès. Pour le dessert je suis restée dans la thématique Moyen Orient avec un semifreddo au tahin, zestes d’orange, pistaches caramélisées et pétales de roses séchés mais j’ai pris quelques libertés par rapport à la recette du livre, restant fidèle au mode opératoire de Jamie Oliver – qui a fait ses preuves dans ma cuisine - en matière de semi freddo.

 

cook for syria 1     cook for syria 5

 

Epaule d’agneau confite aux épices, sauce au lait fermenté et coriandre

Recette de Ben Tish, publiée dans le livre "Cook for Syria"
Pour 5-6 personnes
Une épaule d’agneau avec l’os (la mienne faisait 1,5kg)
50mL d’huile d’olive
3 cuillères à soupe de paprika fumé
4 cuillères à soupe de graines de coriandre
2 cuillères à soupe de cumin
8 gousses d’ail (pelées et finement râpées)
50ml de vinaigre de vin rouge (maison chez moi)
Pour servir :
100mL de buttermilk/lait fermeté
20ml de vinaigre de vin blanc
Sel et Poivre noir du moulin
1/2 botte de coriandre effeuillée

Concasser les graines de coriandre au mortier et au pilon.
Faire une pâte en mélangeant l’huile d’olive, le paprika fumé, les graines de coriandre, le cumin et l’ail.
Placer l’épaule d’agneau dans un plat allant au four, la tartiner généreusement de cette pâte, bien la masser puis asperger avec le vinaigre de vin rouge. Recouvrir de papier film et laisser reposer une nuit au frigo.

Le lendemain retirer le papier film et le remplacer par une feuille de papier aluminium. Préchauffer le four à 180°C. Cuire 2 heures puis enlever le papier aluminium, arroser la viande des sucs de cuisson et prolonger la cuisson d’une heure. Au bout de ce temps vérifier la cuisson : la viande doit pouvoir s’effilocher facilement, il y a de grandes chances que se ne soit pas encore le cas et que la viande soit encore ferme, diminuer le four à 150°C et cuire encore 40 minutes.
Au bout de ce temps la viande devrait être bien cuite, retirer du feu et laisser reposer 30 minutes.

Pendant que la viande repose, mélanger le buttermilk avec le vinaigre de vin blanc, saler et poivrer.
A l’aide d’une fourchette récupérer la viande.
Servir la viande sur des pains pita tièdes, napper de buttermilk et saupoudrer de feuilles de coriandre.

 

Moutabal

Recette de Sama Meibar, publiée dans le livre "Cook for Syria"
1 grosse aubergine
4 cuillères à soupe de yaourt grec
2 cuillères à café de tahin
1 gousse d’ail pelé et râpée
1 filet de jus de citron jaune
Huile d’olive
Sel et Poivre noir du moulin
Pour servir :
Pignons de pins dorés à sec
Graines de grenade

Préchauffer le four à 200°C.
Emballer l’aubergine dans une feuille d’aluminium et faire cuire 30 minutes (si vous y pensez, retournez là à mi-cuisson). Retirer du feu, enlever le papier alu, laisser un peu refroidir puis éplucher l’aubergine, la réduire en purée grossière au mixeur.
Dans un bol mélanger le yaourt, le tahin, l’ail, le citron, ajouter la purée d’aubergine et bien mélanger. Ajouter un filet d’huile d’olive, saler et poivrer. Gouter pour rectifier l’assaisonnement en sel, poivre ou jus de citron.
On peut préparer le moutabal à l’avance, au moment de servir napper d’huile d’olive et saupoudrer de pignons et de grenade.

 

Muhammara

Recette de Yotam Ottolenghi et Sami Tamimi, publiée dans le livre "Cook for Syria"
3 poivrons rouges
50g de chapelure maison
½ cuillère à soupe de jus de citron
1 cuillère à soupe de mélasse de grenade
1,5 cuillère à café de cumin
½ cuillère à café de flocons de piment
1 gousse d’ail pelée et épluchée
50g de noix finement hachées
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
Sel
Pour servir :
Persil plat frais
Menthe fraiche
Graines de grenade

Préchauffer le four à 200°C. Découper les poivrons en quartiers, laver pour enlever les graines, déposer sur la lèche frite du four, côté peau vers le haut et faire cuire 30-35 minutes, la peau va noircir. Retirer du feu, mettre dans un tupperware, refermer et laisser refroidir.
Quand les poivrons sont à température ambiante, les éplucher.
Mettre 1/3 des poivrons dans un mortier avec 1/3 de la chapelure et travailler pour réduire en une sorte de pate ; les poivrons doivent garder un peu de texture. Répéter l’opération avec le reste des poivrons et de la chapelure puis mélanger le tour et ajouter le jus de citron, la mélasse de grenade, le cumin, le piment et l’ail. Mélanger et travailler au mortier jusqu’à avoir un mélange homogène. Ajouter les noix, du sel et de l’huile d’olive. Gouter pour rectifier en sel et mélasse de grenade.
Le muhammara se prépare la veille sans problème, au contraire il gagne à reposer un peu au frigo.
Sortir du frigo quelque temps avant de servir, garnir d’huile d’olive, de persil et menthe finement ciselée et de graines de grenade.

 

 

Pain pita

D’après la recette de Girl versus Dough
2,5 cuillères a café de levure boulanger en poudre
1 cuillère a café de sucre
160g eau
350g de farine
1 cuillère a café de sel
120g de buttermilk/lait fermenté (peut être remplacé par du lait)
1 cuillère a soupe d'huile d'olive

Dans un bol dissoudre la levure et le sucre dans l’eau tiède, mélanger et laisser reposer 15 minutes.
Dans le bol du robot mélanger 300g de farine, le sel, le lait fermenté tiède et l’huile d’olive, ajouter le mélange de levure précédant, bien mélanger puis ajouter progressivement ce qu’il faut du reste de la farine pour obtenir une pâte souple, homogène, un peu collante qui se détache de la paroi du robot. Pétrir pendant 10-15 minutes.
Au bout de ce temps, former une boule de pâte, la déposer dans un saladier propre et huilé, rouler la pâte dans l’huile pour la recouvrir d’huile, couvrir et laisser reposer dans un endroit tiède à l’abris des courants d’air : la pâte doit doubler de volume.

Au bout de ce temps récupérer la pâte sur un plan de travail fariné, pétrir pour dégazer puis couper en huit parts égales. Former 8 boules de pâte, déposer sur une surface farinée, couvrir avec un torchon propre et laisser reposer 10 minutes.
Chauffer une poêle à crêpes sur feu moyen. Prendre une boule de pâte, sur une planche farinée l’étaler en un pain plat et à peu près rond, faire cuire sur une face, le pain pita en cuisant peut se mettre à gonfler, c’st tout à fait normal. Cuire 2-3 minutes sur une face avant de le retourner et de cuire à nouveau 2-3 minutes sur l’autre face.  Vous pouvez vous fiez à la couleur du pain pour juger de la cuisson.
Répéter l’opération avec les autres boules de pâte.
On peut les manger tout de suite ou les conservées emballées dans du papier film et  les réchauffer au moment approprié.

 

 

Semifreddo au tahin, pistaches caramélisées et pétales de roses

Inspirée de la recette de Jack Monroe, publiée dans le livre "Cook for Syria"
Pour 6 grandes verrines
2 œufs
35g de sucre +1,5 cuillère a soupe
60g de tahin
Le zeste finement émincé d'une orange bio
250mL de crème fleurette
60g de pistaches émondées non sales
6 boutons de roses séchés (facultatif)

Fouetter les jaunes d’œuf avec le sucre jusqu’a ce que le mélange blanchisse, ajouter le tahin, la moitié des zestes puis ajouter délicatement la crème montée en chantilly ferme puis les blancs d'œufs montés en neige ferme avec une pincée de sel.

Faire dorer les pistaches a sec, ajouter 1,5 cuillère a soupe de sucre et faire caraméliser, attention ca peut vite bruler. Réserver ensuite hors du feu et concasser grossièrement. Ajouter les deux tiers des pistaches dans la préparation, couler dans des verrines, saupoudrer du reste des zestes d'orange et mettre au congélateur pour une dizaine d'heures au minimum (parfait si prépare la veille).

Sortir du congélateur 20 minutes avant dégustation (super important pour avoir l'effet semi freddo!), saupoudrer du reste des pistaches caramélisées et effeuiller quelques boutons de roses.

 

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dimanche 9 juillet 2017

Missing Japan – Tomo, Paris

 

patisserie tomo 1

 

J’avais bien entendu ces sortes de légendes urbaines comme quoi après un voyage au Japon il était ensuite impossible de remanger des sushi en France tant ils ne pouvaient tenir la comparaison etc. Sérieusement, il n’en est rien. Il y a maintenant d’excellents restaurants japonais en France, certains il faut le dire, dépassant l’échoppe lambda sur laquelle on peut tomber au Japon. Donc je ne boude pas mon plaisir même depuis notre retour.

Si avant de partir N. avait hâte de faire une cure de tonkatsu, moi je rêvais de ramen, de soba et de udon et je n’ai pas été déçue mais la véritable révélation sur place ce fut un ichigo daifuku dégusté dans la rue à Takayama qui m’a absolument transcendée alors que je ne m’y attendais pas, mais pas du tout.

Petite session de sémantique japonaise avant de continuer. Avec un peu de chance vous connaissez les mochi, une préparation à base de farine de riz gluant qui peut être façonnée en boules/boulettes et être sucrée et parfumée (les brochettes de dango) ou peut avoir une forme rectangulaire et être cuisiné salé (kirimochi). C’est un immanquable de la cuisine japonaise connu aussi pour être à l’origine de fréquent décès par étouffement ! Au rang des mochi sucrés, les daifuku sont présent partout au Japon (et on les retrouve facilement dans les épiceries asiatiques en France) : ce sont des mochi fourrés à différents parfums : ça peut être à la pate de haricots rouges azuki, au matcha mais aussi – on y arrive – d’une fraise et là ça devient un ichigo daifuku (on pourrait appeler ça un mochi à la fraise mais d’expérience, « strawberry mochi », ça n’a pas l’air de trop parler à un japonais : appelons un chat un chat).

Les mochi et particulièrement les daifuku ne sont généralement pas spécialement ma tasse de thé, j’en ai certes mangé un délicieux au matcha au Japon mais j’ai sinon la plupart du temps j’étais relativement déçue à la fois par le goût et la texture. A Takayama, j’avais vraiment très très très faim et pour une fois N. un peu moins et du coup en attendant l’heure du déjeuner, j’ai craqué pour un ichigo daifuku mue par un mélange de curiosité et d’empressement à simplement trouver quelque chose à me mettre sous la dent. L’échoppe était toute petite et ne proposait que des ichigo daifuku et au moment ou j’ai croqué dans ce mochi, stupeur, c’était absolument magique : la fraise parfumée et fraiche, entourée d’une fine et subtile pâte de haricot blanc (« shiro-an ») et le tout dans une enveloppe de mochi souple et moelleuse c’était absolument terrible (après le déjeuner tant attendu j’y suis retournée dare-dare pour prendre non pas un mais deux ichigo daifuku en guise de dessert). Plus tard au fil du séjour je suis tombée à deux autres reprises sur des stands de ichigo daifuku, j’ai craqué, forcément, à chaque fois et même si ils n’étaient jamais aussi bons que ceux de Takayama (non seulement les fraises étaient entourées de pâte de haricots rouges comme c’est le cas la majorité du temps et non pas de haricots blancs mais en plus ils n’étaient pas aussi fins et il n’y avait plus cette magie de la découverte), il y avait vraiment quelque chose dans le contraste des textures et cette fraise fraiche et juteuse enfermée au cœur de ce mochi qui a crée comme une addiction.

Pourquoi j’en viens à vous raconter mon expérience avec les ichigo daifuku ? Déjà car bien sûr depuis notre retour je me suis frottée aux ichigo daifuku maisons mais il reste encore un peu de travail avant d’arriver à un résultat publiable ici. Du coup j’ai trouvé une alternative pour satisfaire mon envie de ichigo daifuku parfaits : la pâtisserie Tomo.

La spécialité de cette pâtisserie franco nippone c’est les dorayaki, vous savez ces immanquables sortes de sandwiches de pancakes japonais farcies de pâte de haricots rouges azuki ? Sauf que la pâtisserie Tomo en offre une version très luxueuse allant des traditionnels dorayaki aux azuki à des versions plus métissées : dorayaki garni d’une ganache chocolat blanc et matcha ou ricotta-yuzu. Outre ces dorayaki, la vitrine propose aussi de magnifiques desserts franco japonais : un adorable dorayaki Paris-Tokyo garni d’une crème au praliné amandes-noisettes et kinako, un doriyaki façon tarte au citron au yuzu, un Dorayaki-Baba au whisky japonais ou un dorayaki au café et ganache au chocolat noir et au sarrasin torréfié pour un opéra revisité. La vitrine qui s’offre devant vous est aussi jolie qu’appétissante mais comme ma passion pour les dorayaki est moindre que celle pour les ichigo daifuku il fallait faire des choix et j’ai tourné mon regard vers leur sélection de wagashi (pâtisseries traditionnelles japonaises) et là stupeur, mon œil aiguisé à tout de suite capté la présence de ichigo daifuku. A ce stade là j’étais quasi en transe, j’ai choisi un ichigo daifuku et un deuxième wagashi, le plus joli celui qui s’appelait « Clématite » à base d’abricot séché, de shiro-an et de pâte de riz. Absolument délicieux. On peut parfois être déçue par des wagashi trop beaux pour que le goût soit aussi bon, ce n’était pas le cas. Quand à mon ichigo daifuku ? Et bien il était vraiment pas mal du tout, certes il ne valait pas celui de Takayama (mais je sais que rien ne pourra l’égaler celui là) mais il était d’une grande finesse et meilleur que certains dégustés au Japon. Malheureusement pour rester raisonnable non seulement pour pouvoir continuer à rentrer dans mon jeans mais aussi vis à vis des prix de ces petites merveilles je me suis limitée à deux wagashi. J’aurai bien eut envie de gouter leur dorayaki – c’est quand même la spécialité de la maison – ou le mochi au matcha mais ce sera pour une prochaine fois. L’endroit est aussi un agréable salon de thé qui propose les délicieux thés de la maison de thé japonaise Jugetsudo

  patisserie tomo 2

 

 

Pâtisserie Tomo
11 rue Chabanais
75002 Paris
http://patisserietomo.fr

Tarifs :
Doriyaki traditionel entre 4 et 6 euros
Doriyaki franco japonais entre 6 et 7 euros
Wagashi autour de 5 euros
Comptez 1 à 2 euros de plus pour déguster sur place

 

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lundi 3 juillet 2017

Le chocolat par Alain Ducasse

   

ducasse 4     ducasse 5

   

C’est leurs chocolats non conchés qui m’ont d’abord attirée. En effet après la découverte du chocolat de Modica, j’ai continué mes recherches et ça m’a mené à commander chez Ducasse une tablette de chocolat noir non conché (origine Pérou) ainsi qu’une version au chocolat au lait non conché (origine Madagascar cette fois). Ces deux tablettes brutes, à la texture granuleuse méritent vraiment le détour, elles sont très différentes du chocolat de Modica mais clairement cousines, des chocolats corsés et forts (même pour la version chocolat au lait ce qui m’a épatée). Si vous êtes du genre chocoholic, n’hésitez pas à découvrir les chocolats non conchés, agréable curiosité. Comme je n’allais pas faire une commande « juste » pour deux tablettes de chocolat, j’ai glissé d’autres choses dans mon panier pour découvrir un peu plus leur gamme et au final ce ne sont pas leurs chocolats non conchés qui m’ont le plus convaincue mais leur travail du praliné : d’une grande finesse, de belles textures, pas du tout sucré ou écoeurant comme ça peut être le cas. La tablette de chocolat noir fourrée au praliné pistache est à se damner : un vrai gout de pistache, une superbe texture et une parfaite petite touche de fleur de sel. On retrouve ce même praliné aux éclats de pistaches torréfiées dans leurs chocolats pralinés, au top du palmarès des chocolats pralinés, on trouve aussi le praliné à la noix de coco torrifiée et le praliné noir aux éclats d’amande : irrésistible avec une texture vraiment exceptionnelle.
Du côté des chocolats ganache, ma favorite est sans hésiter la ganache Pérou, délicieusement acidulée et pour les ganaches parfumées, la ganache au chocolat noir au citron vert explose en bouche et celle au chocolat noir et au fruit de la passion avec noix de coco torréfiée est une merveille d’acidulé avec une texture croustillante.

 

choco ducasse 2     choco ducasse 3

Tablettes de chocolat non conché et tablette praliné pistache

 

Ah oui, il y a aussi une tablette de chocolat noir incrustée de nougatine et relevée d’une pointe de fleur de sel (je crois que je n’ai pas besoin d’en dire plus si ce n’est que le fort chocolat noir de l’île de Trinité contrebalance parfaitement la nougatine sucrée).

J’avoue j’ai été si convaincue que je ne me suis pas contentée de cette première commande au cœur de l’hiver, j’ai déjà fait une deuxième commande, profité d’un week-end à Paris pour passer par une de leurs boutiques et vous auriez du voir ma tête quand naufragée du rail (merci la SNCF), perdue pour plusieurs heures gare du nord, j’ai découvert leur corner au fond de la gare Eurostar (un nauvrage ferroviaire se digère toujours mieux avec un ou deux chocolats à se mettre sous la dent).

Alors clairement les tarifs sont un peu affolants (à déguster!) mais ça fait des cadeaux très sympas
Chocolats : Autour de 15 euros les 100g * 28 euros la boite de 21 pièces
Tablettes : De 6 à 14 euros la tablette

Plusieurs adresses à Paris et la possibilité de commander en ligne.

 

 

ducasse 3     ducasse 6

A gauche la tablette de chocolat noir incrustée de nougatine et relevée d’une pointe de fleur de sel

 

 

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mercredi 28 juin 2017

Easy Barbecue - Poisson sur lit de rondelles de citron

  

poisson bbq4

 

Les saucisses et les brochettes c’est sympa mais c’est souvent très carnassier, quand on a envie de poisson c’est parfois un peu plus compliqué : qui n’a jamais vécu ce moment ou alors que l’on veut simplement récupérer son filet de daurade cuit à l’unilatéral sur la grille du barbecue le-dit filet reste bien accroché, tout par en lambeaux, c’est un véritable carnage et le résultat dans votre assiette n’est pas des plus ragoutant ? Personne ? Ne me dites pas que je suis la seule !

Bref, ici quand on fait du poisson grillé au barbecue, qu’ils soient entiers ou en filets, on a adopté la solution des rondelles de citron et ca marche à tous les coups ! Y’a pas plus simple : assaisonnez votre poisson comme il vous plait, préparez vos braises et disposer des rondelles de citrons jaunes bio sur la grille du barbecue. Elles forment un petit lit douillet, anti-adhérent et parfumé sur lequel vous pouvez disposer vos poissons (bars entiers et filets de rougets sur les photos mais tout est possible). Pour les filets, laisser cuire tranquillement à l’unilatérale, pour les poisson entiers les retourner à mi-cuisson, ensuite vous pouvez les recouvrir de ce qui vous plaira (ici citron et herbes) mais c’est optionel. Servir immédiatement. Zéro prise de tête.

 

poisson bbq1

 

 

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samedi 24 juin 2017

Funky Barbecue - Camembert au barbecue ou le camembert fondant cuit dans les braises

   

camenbert bbq 1

 

La canicule se poursuit, les recettes de barbecue aussi :-) Le camenbert au barbecue est devenu un classique chez nous depuis que l’on a notre jardin, c’est un peu notre signature et on a du mal à finir un barbecue entre copains sans ce camembert chaud et coulant dans lequel tout le monde plonge son morceau de pain croustillant.

 

Camembert au barbecue ou le camembert fondant cuit dans les braises

Pour 4 personnes
1 camembert à point emballé dans une boite en bois et non pas en carton
Herbes du jardin (thym, romarin, sauge, origan etc . au choix)
Pour servir : du pain
Pour préparer : du papier aluminium

Déballer votre camembert, enlever le papier qui l’emballe et remettre le fromage dans la boite (sans le papier), ajouter quelques herbes de Provence fraîches cueillies dans votre jardin puis refermer la boite, l'emballer dans une feuille de papier aluminium.
Une fois vos saucisses et vos brochettes cuites ou même en cours de cuisson, mettre votre camembert ainsi emballé dans les braises (ou sur la grille du barbecue, on ne va pas chipoter, ca marche aussi) et laisser cuire 10 à 15 minutes (selon la chaleur du barbecue). En même temps vous pouvez griller quelques morceaux de pain au barbecue pour avoir des toasts pour accompagner votre camembert fondant.
Au bout de ce temps, déballer la boite, l’ouvrir et attaquer le camembert chaud et coulant avec des morceaux de pain toastés ou non, selon votre préférence. On peut y aller avec les mains (ce que je préfère) mais parfois chez nous certains utilisent les pics à brochettes qui trainent souvent sur les tables de barbecue et ca prend vite un air de fondue au camembert ^_^. Ne laisser pas trop attendre car avec le temps le camembert va se re-figer et être moins coulant. Simple et diablement efficace.  

 

camenbert bbq A

 

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lundi 19 juin 2017

Funky Barbecue – Brochettes de bœuf façon Tigre qui pleure

brochettes tigre qui pleure 1

 

Il fait toujours aussi beau et chaud du coup je n'hésite pas et je continue la thématique barbecue en espérant vous donner quelques nouvelles idées. Ces brochettes de boeuf d'inspiration thaï sont parfaites pour changer un peu des traditionnelles brochettes de viande et apporter un côté asiatique à votre soirée barbecue! La viande est marinée dans un mélange de sauce d'huitre et de sauce soja parfumées à l'ail et au poivre noir et une fois cuites les brochettes sont arrosées d'une sauce acidulée à base de nuoc nam, tamarin et de jus de citron, le tout pimenté comme il vous plaira et surtout n'oubliez pas de les saupoudrer abondamment d'herbes fraiches!
[Sur la photo, les brochettes avant cuisson]

 

Brochettes de bœuf façon Tigre qui pleure

Pour une dizaine de petites brochettes
450g de bœuf (rumsteck ou faux filet)
Pour la marinade :
3 cuillères à soupe de sauce d’huitre*
1,5 cuillère à soupe de sauce soja (légère)*
2-3 gousses d’ail pelées et râpées
Poivre noir du moulin
Pour la sauce :
100g de tamarin (en « bloc »)*
350mL d’eau
1,5 cuillère  soupe de nuoc nam*
1,5 cuillère à soupe de jus de citron vert (1/2 citron vert)*
1 cuillère à café de sucre
½ cuillère à café de piment (plus ou moins selon votre goût)*
Pour saupoudrer :
Menthe, ciboule (ou ciboulette) et beaucoup de coriandre fraiches et finement ciselées*
* A acheter en épicerie asiatique
 

Faire mariner la viande : Mélanger tous les ingrédients de la marinade. Y ajouter la viande et faire mariner plusieurs heures. Pour une version plat principal, mettre les morceaux de viande entiers à mariner, pour la version brochette, détailler la viande en larges lamelles.

Préparer la sauce : émietter le tamarin dans un bol, y ajouter 350mL d’eau bouillante, mélanger et laisser refroidir, mélanger à nouveau pour dissoudre au maximum le tamarin dans l’eau. Filtrer au chinois pour enlever les fibres et les noyaux, presser pour récupérer un maximum le jus. Laisser décanter, enlever la phase aqueuse au dessus pour ne garder que la phase plus épaisse.
Réaliser la sauce en mélangeant 3 cuillères à soupe de cette préparation au tamarin au reste des ingrédients de la sauce. Réserver.

Réaliser les brochettes : embrocher les morceaux de viande sur des pic à brochette et faire cuire au barbecue, ne pas trop cuir, la viande doit rester saignante. Server sur un plat ou des assiettes un peu creuses, arroser de la sauce et saupoudrer des herbes fraiches.

Servir par exemple avec une salade de concombre, vinaigrette à l’huile de sésame.

 

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jeudi 15 juin 2017

Funky Barbecue - Brochettes de boulettes de poulet, pâte à pizza et sauce tzatziki

 

brochette poulet 2   brochette poulet 4

 

Avec le beau temps et les longs week-ends les barbecues ont fait leur retour en force, petite série de billets avec nos recettes fétiches du moment ! Si vous avez d’autres bonnes idées à partager, n’hésitez pas à le faire en commentaire. Pour commencer des brochettes qui alternent pâte à pizza moelleuse et boulettes de poulet parfumées à l’ail, au zaathar et au sumac (mais bien sur une version plus classique avec d’autres épices est tout à fait possible). Je les sers avec une sauce façon tzatziki et on a tellement aimé qu’on les a préparé pour deux barbecues consécutifs !

 

Brochettes de boulettes de poulet, pâte à pizza et sauce tzatziki

Idée inspirée de cette recette
Pour une dizaine de brochettes
Pour la pâte à pizza :
15g de levure boulanger fraîche
260mL d'eau tiède
450g de farine
2 cuillères à café de sel
4 cuillères à soupe d'huile d'olive
Pour les boulettes :
500g de blancs de poulet bien élevés
1 oignon pelé
2 gousses d’ail pelées et râpées
50g de chapelure maison
1 cuillère à soupe d’origan séché
1 cuillère à soupe de basilic séché
½ cuillère à café de piment en poudre (adaptez la quantité selon vos gouts)
1 cuillère à soupe de zaathar (Je le réalise ce mélange d’épices moi même, vous trouverez plein de recettes toutes un peu différentes sur internet, choisissez celle qui vous inspire le plus)
1 cuillère à soupe de sumac
1 œuf fouetté
Pour la sauce :
4 yaourts grecs
½ concombre
4 à 5 cuillère à café de mélange d’épices (ail, poivre blanc, sel et aneth)

Préparer la pâte :
Diluer la levure dans l'eau.
Mettre la farine dans un saladier, ajouter le sel et mélanger. Faire un puits, y ajouter l'huile d'olive et l'eau + levure. Mélanger d'une main (la pâte est collante) puis pétrir pendant 10-15 minutes sur un plan de travail fariné, la pâte devient souple et homogène. Poser la boule de pâte dans un saladier propre et couvrir avec un torchon. Laisser lever 1 heure pour que la pâte double de volume.
Au bout de ce temps, dégazer la pâte.

Réaliser les boulettes :
Hacher le poulet avec la grille épaisse du hachoir à viande, passer l’oignon aussi au hachoir. Ajouter à la farce l’ail, la chapelure, l’origan, le basilic, le piment, le zaathar et le sumac. Bien mélanger pour avoir une préparation homogène puis ajouter l’œuf et mélanger encore.
A l’aide de mains mouillées, façonner une trentaine de boulettes de la taille d’une petite balle de ping-pong. Les préparer un peu à l’avance (pour qu’elles se figent un peu et tiennent mieux) et réserver au frais jusqu’au dernier moment.

Réaliser la sauce :
Peler le concombre, le râper avec une râpe à gros trous, mélanger au yaourt et au mélange d’épices. Réserver au frais.

Montage :
Séparer la pâte à pizza en portions de la taille d’une mandarine : il ne faut pas qu’il y ait trop de pâte sinon ca ne sera pas bien équilibré avec les boulettes de poulet. Façonner un long boudin avec chaque portion et entortiller sur les pic à brochette en alternant avec les boulettes de poulet (j’aime mettre quatre boulettes par brochette). Maitrisez la cuisson pour cuire à la fois les boulettes et le pain à cœur, servir avec la sauce tzatziki.
Il y aura un surplus de pâte à pizza, il peut être cuit au barbecue : ca fera du pain chaud pour accompagner le fromage.

 

brochette poulet 6   brochette poulet 3

 

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jeudi 8 juin 2017

Kamouraska, Annecy

 

On est accueillies par un panneau clair et net « Le vin nature n’est pas Marine », week-end du deuxième tour des présidentielles oblige. La salle est sobre, elle se résume à une grande table à partager et des alignements de bouteilles natures au mur. Une table commune et des verres de vins transforment vite la pièce en un cadre chaleureux, parfait pout un diner entre copines.

Il y a plein de petites assiettes à partager à la carte et comme on est nombreuses on les prend toutes plusieurs fois, ce qui donne pêle-mêle une assiette de saucisson, des huitres au raifort, un délicieux maquereau à peine cuit avec miettes d’épeautre et tombée de blettes qui a suscité l’engouement général (et c’est une fille qui n’aime pas les blettes qui vous parle), des betteraves façon carpaccio avec ricotta maison et huile d’olive aux cèpes qui elles n’ont pas suscité l’approbation générale (ni la mienne) et la révélation du repas : du bœuf cru façon carpaccio épais à peine cuit sur l'exterieur servi avec rhubarbe crue, algues séchées et yaourt. L’association rhubarbe, bœuf cru et algues était démente tant et si bien que quelques jours après j’ai essayé de reproduire ce plat pour N. qui n’était pas avec moi à Annecy (mes algues n’étaient malheureusement pas assez gouteuses pour avoir un effet si « waouh » ; comme toujours avec des recette si simples avec si peu d’ingrédients leur qualité est primordiale). Côté fromage l’écume de tome aux fleurs avec granité de sureau et crumble de brioche peut désarçonner mais la glace à la rose, huile l’olive de l’Etna, agrumes et noisettes caramélisées m’a rabibochée avec les desserts à la rose par sa finesse et le mélange des textures.


En bref, des produits frais et de saison, une cuisine d’auteur moderne et pointue, des associations recherchées le tout arrosé de vins natures et d’accent québécois ! Une vive envie d’y retourner.Kamouraska1

 

Kamouraska
6 passage de la cathédrale
74000 Annecy
http://www.kamouraska.fr/

Assiettes de 10 à 13 euros
Compter 50 à 60 euro par personne, quelques verres de vin inclus

 

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dimanche 4 juin 2017

Breddos tacos, London

tacos C

 

 

Je me suis découvert une passion pour les tacos sur le tard. Lors d’une soirée new yorkaise dans le cadre funky et sophistiqué du Tacombi Nolita. Ce fut une petite révélation. Rien à voir avec l’image de la cuisine mexicaine vue de l’hexagone ni probablement à la cuisine qu’on l’on trouve au Mexique, c’était plus des tacos sophistiqués pour hypsters mais je ne suis pas du genre à bouder mon plaisir. Du coup quand j’ai entendu parlé de Breddos Tacos, j’ai soigneusement noté l’adresse car je savais qu’il y aurait bien un week-end londonien pour refaire une petite cure de tacos. Et ce fut chose faite le mois dernier, un petit week-end passé à me balader dans l’est Londonien, un passage obligé (et délicieux, of course) chez Ottolenghi et donc les tacos de Breddos Tacos. Pimpants, originaux et délicieux. Une carte variée (il y en a vraiment pour tous les goûts), qui change tous les jours, et ce jour là notamment un tacos à l’onglet de bœuf maturé, beurre au miso et à la moelle, oignons grelots sous une avalanche de feuilles de coriandre ou un autre à la burrata, mizuna, orange et salsa morita ou mon préféré : breddos tacos londonun tacos croustillant aux dés de poulpe super tendres mélangés à des cubes de pomme de terre, le tout parfumé à la moelle, au vinaigre noir et au poivre de sechuan, touche de sésame et purée d’avocat : dément.

Les tacos sont de petites tailles ce qui est parfait pour vous permettre d’en tester un max ! A ne pas rater lors de votre prochaine escapade à Londres.

 

 

Breddos Tacos
82 Goswell Rd
Londres, UK
Tacos de 3,5 à 5 £
Tostasas (tacos croustillants) de 6 à 8,5£

 

 

 

 

 

 

tacos B

 

 

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